Quel est l’impact de l’empreinte optique sur l’activité des laboratoires de prothèse ?

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°33 - 30 septembre 2020 (page 82-92)

6. Aspect d'un document PDF 3D montrant l'armature du bridge sous le volume de la partie cosmétique.

Information dentaire

Depuis plusieurs années, une partie des laboratoires de prothèse dentaire s’est équipée de scanners de table pour numériser les moulages issus des empreintes physiques en provenance des cabinets dentaires.Cela a représenté des investissements importants en matériels et en logiciels et a nécessité une formation spécifique de certains opérateurs. L’empreinte optique a depuis fait son apparition dans les cabinets dentaires. Cela risque-t-il d’impacter l’activité des laboratoires ?

Le but de cet article est de tenter de répondre à cette question en évaluant les répercussions au niveau de l’organisation pratique et technique, et des implications financières.

Nous allons étudier l’impact de l’empreinte optique dans les cabinets sur l’activité des laboratoires via l’analyse de réponses fournies par différents laboratoires interrogés à l’aide d’un questionnaire portant sur quatre points : l’organisation du travail, la qualité, la communication et l’aspect financier.

Matériel et méthode

Un questionnaire type (consultable à l’adresse https://bit.ly/3iUMKtg) a été utilisé pour interroger les responsables d’une vingtaine de laboratoires de prothèse afin de recueillir leurs impressions sur cette pratique émergente.

Ces entretiens ont concerné des laboratoires de deux à quatre-vingts employés, répartis sur diverses zones géographiques du territoire. Deux laboratoires interrogés sous-traitent à l’étranger, l’un partiellement, l’autre totalement. Cet échantillon, bien que réduit, a permis de dégager des informations pertinentes aux diverses questions posées, et des réponses parfois concordantes ou divergentes sur des points particuliers, exposées dans notre analyse.

Le terme « scanner » (intra-oral) a été retenu en remplacement de celui de « caméra » car plus approprié sur le plan technique.

Résultats et analyse des réponses

Sur le plan de l’organisation et du matériel

Quelle proportion d’empreintes optiques recevez-vous par rapport aux empreintes classiques ?

Deux tiers des laboratoires (13) reçoivent entre 1 et 15 % d’empreintes numériques sur le nombre total d’empreintes reçues.

Au-delà du ratio de 15 %, on constate de grands écarts, avec 50 % et 60 % pour deux laboratoires qui emploient plus de trente personnes et également 50 % pour un laboratoire de deux personnes, très spécialisé en technologies numériques (fig. 1). À noter que le laboratoire sous-traitant totalement à l’étranger en reçoit 14 %.

Globalement, le volume d’empreintes optiques reçues est encore faible par rapport aux empreintes classiques, ce qui…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse

Article réservé à nos abonnés Contrôle de la passivité et protocoles alternatifs en prothèse implanto-portée : à propos d’un cas clinique

Dans un cas particulier de prothèse implantaire, des procédures classiques et un protocole personnel intégrant des techniques alternatives ont été...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Amélioration de la communication cabinet-laboratoire-patient grâce à des maquettes imprimées transvissées

La réhabilitation implanto-portée d’un maxillaire édenté représente l’une des situations cliniques les plus exigeantes en termes de planification et de...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Communication numérique et Protocole Oral Personnalisé (POP) : vers une chirurgie dentaire collaborative et prédictive

Introduction Grâce aux outils numériques, les interactions entre chirurgiens-dentistes, prothésistes et patients deviennent plus rapides, plus fluides et surtout plus...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Bridge cantilever antérieur : concept du « no-prep »

À propos d’un cas clinique Le remplacement d’une dent antérieure absente (ou en devenir) représente un défi thérapeutique associant exigences...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Bridges collés cantilevers postérieurs en céramique (BCCPs). Indications actuelles illustrées par trois cas cliniques fréquents

Le bridge collé cantilever postérieur en céramique mono-ailette (BCCP) est une thérapeutique d’apparition récente dans la littérature nationale et internationale....
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Facettes « no-prep » : du disilicate à la zircone, vers une sélection raisonnée du matériau

Pendant de nombreuses années, les vitrocéramiques ont occupé une place de référence dans les restaurations indirectes antérieures, en raison de...