Réflexion thérapeutique et réhabilitation d’un sourire

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°5 - 30 novembre 2017 (page 352-361)
Information dentaire
Comment satisfaire la demande esthétique des patients ?
Pourquoi réaliser une analyse esthétique ?
Comment engager un traitement pluridisciplinaire ?
Quel est l’intérêt d’utiliser des logiciels ?

La demande esthétique des patients ne cesse de progresser et se traduit par une augmentation du nombre de consultations ayant pour but la réhabilitation du sourire [1]. En effet, un visage doté d’un sourire harmonieux représente pour la majorité de la population un signe de jeunesse, de bonne santé et de confiance en soi. Cependant, changer un sourire n’est jamais insignifiant et constitue un défi pour le praticien. Cela exige de lui une certaine rigueur, tant dans la conception du projet, que dans sa réalisation. Il est important de communiquer avec le patient sur ses attentes et les différentes possibilités de traitement. Les impératifs du trio patient/praticien/prothésiste doivent converger vers une solution biologiquement, fonctionnellement, et esthétiquement satisfaisante. À partir d’un cas clinique, cet article porte sur l’analyse, la réflexion, et les procédures qui ont été nécessaires à la conception d’un projet esthétique ainsi qu’à sa réalisation.

Cas Clinique

Un patient de 35 ans se présente en consultation pour connaître les solutions permettant d’améliorer l’esthétique de son sourire (fig. 1). Ce dernier présente une proalvéolie importante des incisives maxillaires avec une augmentation du surplomb, sûrement en lien avec une dysfonction linguale. Le patient reçoit alors les informations relatives au problème qu’il présente et sur la nécessité d’une prise en charge orthodontique. Il est donc adressé chez un orthodontiste pour un diagnostic plus précis et une proposition de traitement. Pour des raisons financières le patient décide de ne pas donner suite. Un an plus tard, il est victime d’un accident de sport et reçoit un coup au visage. 21 22 présentent des fractures coronaires s’étendant en partie en sous-gingival avec des expositions pulpaires majeures. Leur conservation est possible, mais les traitements endodontiques doivent être réalisés en urgence (fig. 2). À partir de modèles…

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