Intégrer le traitement non chirurgical dans son activité quotidienne

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°3 - 27 janvier 2026 (page 48-50)
Information dentaire
Le traitement parodontal non chirurgical ne se résume pas à une suite d’actes techniques. Il repose sur un diagnostic précis, une compréhension des mécanismes de la maladie et l’implication active du patient. Les approches présentées par les Docteurs Frédéric Duffau et Benjamin Perron illustrent l’évolution vers une parodontologie globale, fondée sur le raisonnement clinique et une posture de thérapeute.

Responsable de séance : Philippe Doucet
Conférenciers : Frédéric Duffau, Benjamin Perron

Jusqu’où peut-on aller avec le traitement non chirurgical

Diagnostic : socle du traitement

Le décalage entre la demande du patient (souvent extractive) et l’objectif du praticien (stabilisation et conservation) est fréquent. Le diagnostic et son explication conditionnent à la fois la stratégie thérapeutique et l’adhésion du patient.

Bactéries et facteurs de risque

La vision centrée sur les parodontopathogènes (complexes de Socransky) est aujourd’hui relativisée. En pratique, un sondage pathologique suffit à attester de la présence bactérienne, rendant les tests développés peu contributifs (microscopie, test microbiens, test ADN). Les facteurs de risque (tabac, diabète, stress, réponse de l’hôte) sont déterminants pour l’évolution et le pronostic (fig. 1).

Diagnostic clinique et classification

Le diagnostic est avant tout clinique (saignement, douleur, halitose, plaintes fonctionnelles) (fig. 2).

Des questions simples (« la nourriture se coince-t-elle davantage qu’avant ? ») améliorent la qualité de l’anamnèse et l’adhésion du patient au traitement. Le vocabulaire doit être clarifié, notamment autour de la notion de « dent qui bouge », qui peut correspondre, pour le patient, aussi bien à une mobilité qu’à un déplacement secondaire.

La classification actuelle permet une lecture rapide de la gravité : une poche ≥ 8 mm correspond déjà à un stade 3 ; le stade 4 implique une prise en charge pluridisciplinaire (fig. 3). Le rapport alvéolyse/âge est un indicateur clé de sévérité.

Traitement non chirurgical : efficacité raisonnée

L’assainissement mécanique est la base du traitement (fig. 4). Les ultrasons, moins douloureux et plus conservateurs du cément, sont à privilégier, leur utilisation pouvant, selon l’expérience…

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