Cas clinique
Une patiente de 17 ans a été adressée par son chirurgien-dentiste traitant pour avulsions des 16 et 26. Elle ne présentait aucun antécédent médical notable, aucun traitement médicamenteux en cours et aucune allergie connue. L’autorisation de soins sur mineur était obtenue. L’examen exobuccal n’a rien révélé de particulier. L’examen endobuccal montrait des lésions carieuses au niveau des quatre premières molaires. L’hygiène orale était perfectible.
L’orthopantomogramme a confirmé une atteinte carieuse des quatre premières molaires, et a révélé des traitements endodontiques déjà réalisés sur 36 et 46 (fig. 1). Les quatre germes des dents de sagesse étaient présents, avec une couronne formée et un tiers de la racine édifiée (Stade 7 de Nolla).
Après enseignement d’une hygiène orale adaptée et la patiente semblant motivée, il a été décidé de réaliser une autotransplantation de 28 à la place de 26, qui n’était pas restaurable. Une technique en deux temps, assistée par impression 3D, a été choisie. Pour cela, un CBCT a été prescrit. Les soins conservateurs sur les autres dents ont aussi été programmés, y compris sur la 16 jugée conservable.
Le premier temps opératoire a consisté à préparer le site receveur. Pour cela, l’avulsion de la 26 a été réalisée trois semaines avant de réaliser l’autotransplantation proprement dite, de manière à pouvoir bénéficier d’un site receveur osseux hypervascularisé en pleine cicatrisation.
Une réplique du transplant a été réalisée à partir de la segmentation de la dent 28 sur le CBCT à l’aide d’un logiciel de planification, puis imprimée en 3D en résine transparente biocompatible avec une imprimante 3D.
Lors du deuxième temps opératoire dédié à l’autotransplantation, un curetage léger de l’alvéole en cours de cicatrisation a été réalisé, suivi de l’essayage de la réplique du transplant (fig. 2). Après…