La fabrication additive des pièces prothétiques
On distingue deux grandes méthodes de fabrication assistée par ordinateur : la fabrication soustractive et la fabrication additive. La première consiste à usiner la pièce prothétique à partir d’un bloc de matériau, en éliminant progressivement la matière excédentaire jusqu’à obtention de la forme souhaitée. À l’inverse, la fabrication additive repose sur l’élaboration progressive de la pièce par ajout de matière. Cette dernière a notamment été développée afin de réduire les coûts de production et de limiter l’usure des pièces de production.
Dans les procédés soustractifs, les pertes de matériau sont importantes et peuvent représenter en moyenne 30 à 50 % du volume initial [1]. En revanche, en fabrication additive, la quantité de matériau utilisée correspond essentiellement au volume de la pièce produite, aux structures de support nécessaires et aux éventuelles pertes liées au matériau non polymérisé [2]. Cette optimisation de l’utilisation de la matière constitue un avantage économique et écologique majeur.
La fabrication additive présente ainsi plusieurs avantages par rapport aux techniques soustractives [2, 3] :
- Elle consomme la quantité de matériau strictement nécessaire à la réalisation de l’élément prothétique.
- Elle ne requiert pas d’outils soumis à l’usure, tels que les fraises d’usinage.
- Elle n’est pas contrainte par les limites spatiales liées aux axes de rotation des machines-outils.
- Elle permet également la production simultanée de plusieurs éléments prothétiques pour le même temps d’impression.
Son coût global de production est généralement inférieur à celui des procédés soustractifs.
Impression 3D : principe
La pièce est obtenue par superposition successive de couches de matériau, dont l’épaisseur varie selon la technologie employée. Le dépôt du matériau est réalisé par une imprimante…