Réhabilitation implantaire de l’édenté complet : quand le numérique coordonne chaque étape

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°31 - 16 septembre 2026 (page 32-34)
Information dentaire
C’est une révolution qui dépasse la technologie : « Tout n’a pas changé, tout s’est connecté. » Dès les premières minutes, Gary Finelle a donné le fil rouge de sa conférence. Quinze ans d’évolution en implantologie numérique n’ont pas simplement empilé des innovations : ils ont profondément transformé la manière dont les étapes du traitement interagissent entre elles.

Séance plénière
Conférencier : Gary finelle

La rupture ne se veut pas uniquement technologique. Elle est organisationnelle. L’implantologie contemporaine ne repose plus sur une succession de gestes isolés, mais sur un flux continu où diagnostic, chirurgie, prothèse et laboratoire communiquent en temps réel. Chez l’édenté complet, où chaque décision conditionne la suivante, cette continuité et ce changement de paradigme deviennent un facteur majeur de prédictibilité. Au fil de plusieurs cas cliniques, le conférencier a ainsi illustré cette mutation : le numérique n’est plus un outil d’appoint, mais un véritable système de coordination globale.

Penser le traitement avant même le premier geste

Le changement s’opère dès la première consultation. Le diagnostic n’est plus une juxtaposition d’examens, mais une fusion de données : photographies, empreintes optiques et CBCT sont intégrés dans un même environnement numérique.

Cette superposition permet de construire simultanément le projet esthétique et la planification implantaire. Le praticien ne raisonne plus uniquement à partir de l’anatomie disponible, mais à partir du résultat prothétique souhaité. C’est une inversion du paradigme classique.

Les plateformes collaboratives comme SmileCloud (fig. 1) jouent ici un rôle central. Elles permettent de regrouper les données, de simuler le sourire du patient et de partager immédiatement le projet avec le laboratoire et les correspondants. L’intelligence artificielle accélère encore cette phase en proposant des projections esthétiques quasi instantanées, utiles autant pour le dialogue patient que pour la réflexion clinique

Dans cette logique, la chirurgie n’est plus indépendante de la prothèse : elle en découle.

Des empreintes devenues un maillon du flux numérique

L’évolution des empreintes illustre parfaitement cette transformation. Les premières caméras intra-orales, au début des…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés