Séance plénière
Conférencier : Gary finelle
La rupture ne se veut pas uniquement technologique. Elle est organisationnelle. L’implantologie contemporaine ne repose plus sur une succession de gestes isolés, mais sur un flux continu où diagnostic, chirurgie, prothèse et laboratoire communiquent en temps réel. Chez l’édenté complet, où chaque décision conditionne la suivante, cette continuité et ce changement de paradigme deviennent un facteur majeur de prédictibilité. Au fil de plusieurs cas cliniques, le conférencier a ainsi illustré cette mutation : le numérique n’est plus un outil d’appoint, mais un véritable système de coordination globale.
Penser le traitement avant même le premier geste
Le changement s’opère dès la première consultation. Le diagnostic n’est plus une juxtaposition d’examens, mais une fusion de données : photographies, empreintes optiques et CBCT sont intégrés dans un même environnement numérique.
Cette superposition permet de construire simultanément le projet esthétique et la planification implantaire. Le praticien ne raisonne plus uniquement à partir de l’anatomie disponible, mais à partir du résultat prothétique souhaité. C’est une inversion du paradigme classique.
Les plateformes collaboratives comme SmileCloud (fig. 1) jouent ici un rôle central. Elles permettent de regrouper les données, de simuler le sourire du patient et de partager immédiatement le projet avec le laboratoire et les correspondants. L’intelligence artificielle accélère encore cette phase en proposant des projections esthétiques quasi instantanées, utiles autant pour le dialogue patient que pour la réflexion clinique
Dans cette logique, la chirurgie n’est plus indépendante de la prothèse : elle en découle.
Des empreintes devenues un maillon du flux numérique
L’évolution des empreintes illustre parfaitement cette transformation. Les premières caméras intra-orales, au début des…