Les réhabilitations prothétiques avec augmentation de la dimension verticale d’occlusion (DVO) représentent un défi d’autant plus important lorsqu’elles sont associées à une classe II d’Angle. En effet, l’augmentation de l’étage inférieur du visage tend à renforcer la rétro-mandibulie, compliquant ainsi la reconstruction occluso-fonctionnelle et esthétique.
à ce jour, 23,8 % des enfants et adolescents semblent présenter une classe II d’Angle dans le monde [1]. De plus, les lésions d’usure telles que l’attrition causée par le bruxisme – dont la prévalence est estimée entre 8 et 31,4 % [2] – font partie des principales pathologies indiquant une réhabilitation globale avec augmentation de DVO. Bien qu’aucune association entre classe d’Angle et bruxisme n’ait pu être mise en évidence [3], la conjonction de ces deux éléments chez un patient reste fréquente.
Augmentation de dimension verticale
L’augmentation permanente de la DVO est une procédure sûre et prédictible bénéficiant d’un long recul clinique. L’adaptation des patients à la nouvelle DVO reste meilleure et plus prévisible en prothèses fixées [4] et demeure sans conséquence articulaire durable pour une augmentation de +2 mm à +5 mm en inter-incisif [5]. Ces réhabilitations entraînent un remaniement complet du schéma occlusal et la nécessité de choisir une autre position de référence que l’occlusion d’intercuspidie maximale (OIM).
Définition de l’antéposition
Parmi les positions de référence possibles, l’occlusion en antéposition se définit par une nouvelle OIM stable avec une position mandibulaire en propulsion pure jusqu’à 2 mm par rapport à l’ORC [6, 7]. Elle se caractérise également par des contacts antérieurs de canine à canine et un guide anti-rétrusion (contact entre la pointe cuspidienne vestibulaire de la première prémolaire mandibulaire, sur le pan mésial de la cuspide palatine de la première…