En France, la géométrie des cantilevers en céramique a d’abord été formalisée et diffusée dans le secteur antérieur par les Drs Attal et Tirlet, à travers une revue de synthèse détaillant les principes biomécaniques et les performances cliniques des Bridges Collés Cantilevers Antérieurs (BCCAs) en métal et en céramique [1, 2].
Dans le prolongement de ces travaux, le concept de BCCA a ensuite été transposé au secteur postérieur avec la description du premier cas clinique de bridge collé cantilever postérieur (BCCPC) en zircone 3Y TZP sur appui canin, suivi sur plus de dix ans, et la mise en évidence de conditions strictes de préparation et de collage [3]. Cette expérience clinique a été complétée par une proposition académique de « temps par temps » didactique, basée sur des travaux biomécaniques in vitro réalisés au sein d’un consortium Paris–Genève–Lille et sur la première série de cas traités [4]. Plus récemment, l’intégration occlusale fine des BCCPCs, notamment en termes de centrage, calage et guidage, a été détaillée afin de préciser le rôle de l’analyse occlusale dans le dessin des préparations et des réglages post-collage [5]. Plusieurs rapports de cas ont enfin illustré les applications cliniques de cette thérapeutique, qu’il s’agisse de patients présentant des contre-indications chirurgicales majeures après chirurgie kystique [6] ou de patients sans contre-indication implantaire absolue mais chez lesquels la somme des contraintes anatomiques, économiques et psychologiques rend le recours à l’implantologie moins favorable [7].
Parallèlement à ces contributions françaises, deux études cliniques internationales apportent aujourd’hui des données de survie spécifiques aux cantilevers postérieurs tout céramique. Yazigi et Kern ont rapporté une série rétrospective de 27 bridges collés cantilever en zircone 3Y TZP, remplaçant canines, prémolaires et molaires, préparés…