Restaurer sans compromettre : l’articulation subtile entre prothèse et parodontologie

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°1 - 15 février 2026 (page 21-27)
Information dentaire

– Une approche interdisciplinaire prothèse–parodontologie améliore-t-elle réellement la pérennité clinique ?

– Dans quelles situations la chirurgie ou la thérapeutique parodontale devient-elle un préalable indispensable à la prothèse ?

– Comment une restauration prothétique peut-elle influencer l’évolution parodontale ?

– Quels bénéfices à long terme les bridges dento-supportés présentent-ils par rapport aux bridges implant-supportés chez les patients atteints de parodontite sévère ?

– Dans quelle mesure les interventions parodontales préprothétiques, comme l’élongation coronaire ou les greffes de tissu mou, améliorent-elles l’esthétique, la fonction et la durabilité des restaurations ?

Le lien étroit entre la prothèse et la parodontologie est un sujet vaste, susceptible d’alimenter des débats passionnés entre cliniciens. Bien qu’on aime souvent distinguer ces deux disciplines, il est essentiel de rappeler qu’elles sont indissociables : l’organe dentaire ne peut être dissocié de son support biologique, le parodonte [1, 2].

Ainsi, une restauration prothétique défectueuse peut compromettre la stabilité parodontale [3], tandis qu’une thérapeutique parodontale appropriée permet de créer les conditions biologiques nécessaires à la durabilité et à l’esthétique des restaurations prothétiques.

L’objectif de cet article est de résumer la relation bidirectionnelle entre la prothèse et le parodonte : comment la restauration prothétique peut influencer la santé et la stabilité parodontale, et, inversement, comment les traitements parodontaux peuvent optimiser la réalisation et la durabilité des réhabilitations prothétiques.

Influence de la prothèse fixée sur le parodonte

Influence des paramètres de conception prothétique sur le parodonte

De manière générale, que ce soit sur un parodonte sain ou atteint de parodontite, la réalisation d’une prothèse fixée exerce une influence directe sur la santé parodontale, notamment à travers plusieurs facteurs : le type de préparation, le choix des matériaux et l’ajustage marginal [4]. Les préparations à congé horizontal, longtemps considérées comme la référence, tendent aujourd’hui à être réévaluées au profit d’approches verticales, telles que la vertiprep ou la technique BOPT (Biologically Oriented Preparation Technique), qui permettent une adaptation progressive du tissu gingival et une meilleure stabilité du profil d’émergence [5, 6]. En 2023, une revue a étudié l’impact du matériau prothétique sur la réponse tissulaire : les céramiques, notamment la zircone et le disilicate de lithium, présentent une excellente biocompatibilité…

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