Réhabilitation prothétique et aménagement des tissus mous

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°4 - 15 septembre 2020 (page 296-306)

8a,b. Greffe épithélio-conjonctive avec temporisation par un intermédiaire de bridge adapté, permettant d’avoir un profil d’émergence esthétique et de faciliter l’hygiène (courtoisie Dr Loïc Savanne).

Information dentaire
  1. Quels rôles jouent les tissus mous autour des différentes prothèses ?
  2. Comment prendre en compte les tissus mous lors de la conception et de la réalisation d’une prothèse ? 
  3. Quand renforcer les tissus mous ?

    Les restaurations prothétiques affectent les tissus de soutien de différentes manières ; elles peuvent notamment entretenir une inflammation ou provoquer des récessions parodontales. La gestion des tissus mous s’avère nécessaire pour prévenir des désordres esthétiques ou fonctionnels et donc assurer le succès des restaurations.

    L’objectif de cet article est de présenter les relations des prothèses avec les tissus mous parodontaux et péri-implantaires, ainsi que les indications et les techniques de renforcement associées, dont le but est de modifier le phénotype parodontal en qualité ou en quantité, en hauteur ou en épaisseur de tissu kératinisé.

    Rôle de la gencive et de la muqueuse péri-implantaire

    La gencive et la muqueuse péri-implantaire assurent la fonction fondamentale de protéger les dents, les implants et l’os sous-jacent. Elles font invariablement face à l’environnement oral et aux biofilms présents à la surface des dents et des implants [1-4]. Rappelons que la santé parodontale doit être établie avant de réaliser toute restauration prothétique (voir l’article « Le contrôle de plaque face aux restaurations prothétiques » de M. Rzeznik et coll, p. 284).

    L’importance de la quantité de tissu kératinisé autour de dents supports de prothèses a été relativement peu étudiée. L’expérience clinique suggère que les sites avec des limites de restauration intrasulculaires associées à une hauteur faible ou nulle de gencive, sont plus enclins aux récessions parodontales et à l’inflammation. Les limites cervicales inadaptées [5] ou infragingivales [6] constituent des facteurs iatrogènes pouvant potentialiser les effets de la plaque bactérienne et se traduire par des destructions parodontales localement plus sévères. L’augmentation gingivale est ainsi indiquée pour les sites avec peu ou pas de gencive qui doivent recevoir des limites de restaurations intrasulculaires [7].

    D’un point de vue…

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