La proportion de patients présentant une ou des agénésies d’incisives latérales maxillaires est fréquente, touchant environ 4,6 % des hommes et 6,3 % des femmes en Europe. Elle représente 25 % des cas d’agénésie dentaire au sens large, affectant l’esthétique des patients [1]. Quelle que soit la prise en charge thérapeutique d’une telle agénésie, le positionnement des dents environnantes requiert presque systématiquement le recours à un traitement orthodontique. À la fin de ce traitement, selon l’âge du patient, une période de transition doit permettre d’attendre la réalisation prothétique d’usage. Durant cette période, diverses solutions assurent la continuité fonctionnelle et esthétique des arcades édentées. En fin de croissance staturale et lorsque une stabilité dento-gingivale est observée, les étapes de réalisation prothétique d’usage permettent de résoudre l’édentement en respectant l’alignement global du sourire. À ce stade, la contention devient une préoccupation majeure pour les orthodontistes afin de pallier tout risque éventuel de récidive. Toute modification au fil du temps d’un équilibre fonctionnel risque d’impacter le sourire et d’inciter alors le patient à consulter. En particulier, l’équilibre occlusal peut être fragile, et ce, d’autant plus lorsque la ou les incisives latérales sont absentes et que la réalisation de cantilevers a été réalisée. Des prérequis sont ainsi nécessaires à la mise en œuvre de cette solution prothétique, de même que la contention finale qui assurera au mieux la stabilité du résultat obtenu.
Conserver un équilibre en évitant tout risque de récidive
Par définition, la contention est considérée comme l’ensemble des procédés et des appareils destinés à stabiliser les corrections orthodontiques ou orthopédiques obtenues pendant un traitement afin d’éviter toute récidive [2]. L’objectif est d’empêcher les dents de reprendre…