Traitement de l’édentement total unimaxillaire : une thérapeutique complexe

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°2 - 30 avril 2016 (page 77-87)
Information dentaire
Quelles sont les spécificités de l’édentement total unimaxillaire ?
Comment obtenir l’intégration occlusale ?
Quelles sont les étapes du traitement ?
Pourquoi réaliser impérativement un projet prothétique ?

Les progrès dans la prévention et dans les thérapeutiques bucco-dentaires ont permis depuis de nombreuses années de diminuer nettement le nombre d’extractions dentaires. Il reste cependant un certain nombre de patients qui pour des raisons carieuses et/ou parodontales présentent des édentements. L’édentement total est la situation terminale que l’on rencontre encore fréquemment notamment du fait de l’augmentation importante de l’espérance de vie (1, 2). L’édentement total unimaxillaire, c’est-à-dire ne touchant qu’une arcade (maxillaire ou mandibulaire) face à une arcade dentée ou partiellement dentée est une situation particulière et complexe. De nombreux critères doivent être pris en compte afin de réhabiliter correctement ces patients (3, 4). Les difficultés spécifiques de ces traitements seront exposées et illustrées au travers d’un cas clinique.

Spécificités de l’édentement total unimaxillaire
Le patient totalement édenté seulement sur une arcade présente un déséquilibre important entre l’extéroception muqueuse sous la prothèse amovible et la proprioception des dents antagonistes résiduelles (1). Un traitement mal conduit peut entraîner des surcharges occlusales avec une résorption osseuse associée sur les surfaces d’appui.
Les difficultés de ces traitements sont liées à l’intégration occlusale et esthétique de la prothèse amovible complète (PAC) face aux dents restantes (4, 5). La gestion de la reconstruction de l’arcade antagoniste souvent nécessaire, ainsi que la chronologie des nombreuses étapes demandent réflexion.

L’intégration occlusale
Le choix du concept occlusal est dicté par la prothèse la moins stable. C’est la PAC qui impose donc la réalisation d’une occlusion bilatéralement équilibrée ou dite « balancée ». Cette occlusion permet d’augmenter au maximum la rétention et la stabilité de la prothèse amovible (1, 5, 6, 7).
En occlusion d’intercuspidie maximale…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse

Article réservé à nos abonnés Contrôle de la passivité et protocoles alternatifs en prothèse implanto-portée : à propos d’un cas clinique

Dans un cas particulier de prothèse implantaire, des procédures classiques et un protocole personnel intégrant des techniques alternatives ont été...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Amélioration de la communication cabinet-laboratoire-patient grâce à des maquettes imprimées transvissées

La réhabilitation implanto-portée d’un maxillaire édenté représente l’une des situations cliniques les plus exigeantes en termes de planification et de...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Communication numérique et Protocole Oral Personnalisé (POP) : vers une chirurgie dentaire collaborative et prédictive

Introduction Grâce aux outils numériques, les interactions entre chirurgiens-dentistes, prothésistes et patients deviennent plus rapides, plus fluides et surtout plus...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Bridge cantilever antérieur : concept du « no-prep »

À propos d’un cas clinique Le remplacement d’une dent antérieure absente (ou en devenir) représente un défi thérapeutique associant exigences...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Bridges collés cantilevers postérieurs en céramique (BCCPs). Indications actuelles illustrées par trois cas cliniques fréquents

Le bridge collé cantilever postérieur en céramique mono-ailette (BCCP) est une thérapeutique d’apparition récente dans la littérature nationale et internationale....
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Facettes « no-prep » : du disilicate à la zircone, vers une sélection raisonnée du matériau

Pendant de nombreuses années, les vitrocéramiques ont occupé une place de référence dans les restaurations indirectes antérieures, en raison de...