Traitement d’une classe II division 1 par aligneurs à fonction d’avancement mandibulaire

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°5 - 15 décembre 2021 (page 30-36)
Information dentaire

Le succès des thérapeutiques des classes II repose le plus souvent sur la réponse de croissance mandibulaire à notre traitement. De nombreux appareils cherchent, en propulsant la mandibule, à favoriser sa croissance : activateurs, propulseurs à bielles, propulseurs à butée… soit dans une première phase thérapeutique orthopédique, soit en association avec les déplacements orthodontiques.

Dérivés du principe du Twin Block ou du MARA, les aligneurs à fonction d’avancement mandibulaire (MA) s’inscrivent dans cet objectif thérapeutique. Les aligneurs portent sur leur face vestibulaire entre les deuxièmes prémolaires et les premières molaires des ailettes de précision renforcées qui, en occlusion, permettent de positionner la mandibule en propulsion. La propulsion est progressive : 2 mm toutes les huit semaines.

La phase de MA comprend un minimum de 26 à 32 gouttières changées de façon hebdomadaire, soit une durée de six mois minimum, qui peut être reconduite.

Description du cas clinique

Lors de la première consultation, Arles âgée de 11 et demi, présente un visage harmonieux avec une légère diminution de l’étage inférieur et un profil convexe (fig. 1a-d). L’examen endobuccal (fig. 2a-f) révèle la présence d’une classe II division 1, avec une supraclusion incisive en relation avec une courbe de Spee mandibulaire marquée. Sur le plan purement dentaire, il n’y a pas d’encombrement, on note même de légers diastèmes interincisifs mandibulaires.

La téléradiographie de profil confirme la classe II squelettique par rétrognathie mandibulaire sur un schéma vertical d’hypodivergence mandibulaire et montre une biproalvéolie incisive sévère (fig. 3). La formule dentaire est complète et on constate la présence des quatre germes de dents de sagesse (fig. 4). À cette époque, Arles, peu motivée, n’a pas souhaité commencer…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

ODF

Article réservé à nos abonnés Adapter sa stratégie thérapeutique aux caractéristiques de l’infraclusion antérieure

Comme le montrent les différents articles des deux numéros coordonnés par Sarah Chauty consacrés à l’infraclusion antérieure, les orthodontistes disposent...
ODF

Article réservé à nos abonnés Contention de l’infraclusion : vers de nouvelles approches

La stabilité de la correction de l’infraclusion est difficile : croissance résiduelle verticale qui s’exprime en fin d’adolescence, dysfonctions, voire persistance...
ODF

Article réservé à nos abonnés Fermeture de béance antérieure : quand la psychologie réoriente le protocole ortho-chirurgical initialement prévu

Fermeture de béance antérieure : quand la psychologie réoriente le protocole ortho-chirurgical initialement prévu Cas clinique En 2008, la patiente, âgée de 34 ans,...
ODF

Article réservé à nos abonnés Traitement orthodontique de l’infraclusie : que pouvons-nous attendre des ancrages osseux ?

Les infraclusies antérieures chez l’hyperdivergent constituent un challenge pour l’orthodontiste (fig. 1 a-c) [1]. Les approches thérapeutiques conventionnelles s’avèrent actuellement peu efficaces chez...
ODF

Article réservé à nos abonnés Gestion orthodontique des infraclusions antérieures

Les anomalies de la dimension verticale sont une des composantes essentielles des dysmorphies faciales et sont étroitement liées aux phénomènes...
ODF

Article réservé à nos abonnés L’infraclusion : point de vue du kinésithérapeute, Hélène Gil

Quelles sont les difficultés de traitement par kinésithérapie de l’infraclusion ou béance antérieure ? Hélène Gil : De nombreux articles [1-2] relatent le rapport...