Évaluation de la qualité des châssis métalliques de prothèse partielle au laboratoire

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°3 - 5 juin 2020

1. Châssis de qualité excellente au maxillaire (a) et à la mandibule (b).

Information dentaire
  1. Quelle est la place du tracé prospectif dans la communication cabinet-laboratoire ?
  2. Quelles sont les conséquences biomécaniques d’un châssis mal réalisé ?
  3. Comment prendre en compte la différence de dépressibilité tissulaire dans la conception du châssis ?

    La prothèse amovible partielle (PAP) est une thérapeutique performante et fiable pour réhabiliter les édentements partiels et restaurer les fonctions perturbées par les pertes dentaires. Le respect rigoureux des principes de conception et de réalisation du châssis métallique guidés par les exigences prothétiques mécaniques, biologiques et esthétiques permet d’obtenir des résultats satisfaisants à long terme [1-5]. Cependant, plusieurs défauts des châssis métalliques ont été répertoriés comme source d’échecs prothétiques. Ainsi, la PAP fait souvent l’objet de critiques et d’appréciation défavorables compte tenu des résultats cliniques décevants enregistrés [6-8]. Au Sénégal, les travaux relatifs aux défauts de conception et de réalisation des prothèses amovibles partielles métalliques sont inexistants.

    L’objectif de cette étude était d’évaluer la qualité de réalisation technique des châssis métalliques de prothèses amovibles partielles confectionnés dans des laboratoires de Dakar.

    Matériels et méthodes

    Il s’agissait d’une étude descriptive transversale réalisée de juillet à décembre 2015 dans des laboratoires de prothèse dentaire confectionnant des châssis métalliques de PAP. L’échantillonnage était fait par recrutement exhaustif à partir de la liste des 58 prothésistes membres de l’Association des Prothésistes Dentaires du Sénégal (APDS). La population cible était constituée par les châssis en alliage cobalt-chrome de prothèses amovibles partielles réalisés pendant la période d’enquête.

    Les variables observées dans l’étude étaient relatives au tracé prospectif du châssis, à l’arcade édentée, à la classe d’édentement et à la qualité de réalisation technique du châssis métallique. Les éventuelles modifications des édentements n’ont pas été prises en compte dans la classification de Kennedy pour limiter le nombre de subdivisions.

    Le référentiel…

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