L'Information Dentaire n°23 - 8 juin 2022

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Description

Édito

Comprendre… I Lire ci-dessous
Par Michel Bartala

Actualités

Revue de presse

Qualité des résines composites duales et modes de polymérisation
Pascal De March

Presse médicale spécialisée
Philippe Léonard

Actualité hebdo
Nicolas Fontenelle

Essai

Formation

Proposition d’un protocole de dépollution des pièces implantaires transgingivales
Déborah Roth, Marc Lamy

Gestion d’un échec dans la prise en charge implanto-prothétique d’un maxillaire totalement édenté
Jérémie Perrin

Lésions orales à potentiel malin : enquête sur les pratiques professionnelles des chirurgiens-dentistes du réseau ReCOL
Charlène Chevalier, Laurent Laforest, Angélique Virgone, Jebrane Bouaoud, Philippe Zrounba, Anne-Gaëlle Chaux, Arnaud Lafon, Pierre Saintigny, Brigitte Grosgogeat

Exercice pro

Fiscalité

Véhicule professionnel : comment choisir ?

Obligations fiscales et sociales de juin 2022

Bernard Fabrega


Éditorial

Comprendre…

Alors que je relève le fauteuil après cette séance de mise en place d’une prothèse, la patiente me regarde et déclare : « Après toutes ces séances, je suis contente d’avoir ma prothèse définitive. » La signification des mots me semble importante. La relation depuis plusieurs années avec cette patiente étant cordiale, je me permets un petit mot d’humour : « Vous savez Madame, cette prothèse n’est pas définitive, sauf si, par accident, vous veniez à décéder dès la sortie de mon cabinet. » Elle reste interloquée et je sens bien que ma plaisanterie décalée ne provoque pas l’effet escompté… Je reprends donc de façon plus académique en lui expliquant que cette prothèse est une prothèse d’usage, car, comme tout dans la vie, son utilisation entraîne forcément une usure.

La communication, notamment verbale, directe, est un élément clé de la relation patient-praticien, et d’ailleurs de la relation humaine tout simplement. L’impact des mots n’est pas identique pour tous les individus, il faut donc savoir parfois choisir. Dans nos thérapeutiques, il est nécessaire de s’assurer de la bonne compréhension par le patient de nos traitements. Il n’est pas question bien entendu de réaliser un cours sur les implications histologiques de l’échauffement de la fraise sur les cellules pulpaires, mais de parvenir à simplifier suffisamment pour adapter notre discours à notre patient.

Cette problématique de la compréhension se retrouve aussi dans nos échanges professionnels, et ce, dès l’université. Durant leur cursus odontologique, certains étudiants ont parfois plus tendance à apprendre qu’à comprendre. Peut-être parfois une déficience dans la pédagogie de la transmission ou un manque de maturité dans l’acquisition. L’observation vaut également pour certains enseignements postuniversitaires, où l’intervenant est plus dans le « faire voir et faire croire » que dans le « partager et expliquer ». Le défaut parfois d’un monde où l’image prime sur le message…

L’article très intéressant de Jérémie Perrin proposé dans ce numéro illustre notamment cette problématique de compréhension. L’auteur analyse parfaitement les causes d’un échec, au niveau du patient comme du praticien.

Comprendre le traitement souhaité par le patient, l’adapter aux thérapeutiques avérées et l’expliquer pour que les soins soient acceptés : c’est le challenge quotidien dans nos exercices, et dans nos vies.

Bonne lecture.

Michel Bartala, Rédacteur en chef