Addictions : l’IGAS veut remettre les professionnels de premier recours au cœur des parcours de soins

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Le renforcement du premier recours constitue l’un des principaux leviers d’amélioration de la prise en charge des addictions en France.

Dans un rapport publié le 2 septembre l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) estime que le repérage précoce demeure insuffisant et que les professionnels de santé de proximité, parmi lesquels les chirurgiens-dentistes, doivent être davantage mobilisés, pour éduire les ruptures de parcours et améliorer l’accès aux soins.

Pour les rapporteurs, ce déficit de repérage constitue un enjeu majeur de santé publique alors que les addictions sont à l’origine de « plus de 115 000 décès évitables par an en France » principalement imputables au tabac et à l’alcool.

« Les professionnels du premier recours » sont « en première ligne face aux addictions, qu’il s’agisse de repérage précoce et intervention brève (RPIB) ou de suivi au long cours ».

Médecins généralistes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sage-femmes, professions paramédicales : l’inspection préconise dans ses recommandations opérationnelles, de renforcer « la formation et l’outillage » de ses professionnels de proximité selon des modalités « à la fois efficaces et accessibles qui peuvent être largement déployées au niveau territorial ».

Mise en réseau

De nombreux exemples et ressources existent à l’instar des sites https://www.infosdentistesaddictions.org élaborer par le Réseau de prévention des addictions (RESPADD) ou le site www.intervenir-addictions.fr

L’Igas relève également que les difficultés d’orientation vers les structures spécialisées freinent l’engagement des soignants de premier niveau. Certains professionnels peuvent hésiter à approfondir la question des consommations « par crainte de se retrouver en difficulté », notamment face aux délais d’accès aux structures addictologiques.

Pour répondre à ces limites, l’une des principales recommandations du rapport vise à développer « la mise en réseau », en s’appuyant sur les coordinations territoriales existantes comme les maisons de santé ou les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

Au-delà des structures spécialisées, services hospitaliers, CAARUD (Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues) ou CSAPA (Centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie) qu’elle passe au crible, l’Igas plaide pour une véritable intégration des acteurs de proximité dans les parcours d’addictologie.

Elle préconise à travers une nouvelle circulaire « parcours »,  « une mise en cohérence » de prise en charge des addictions, « permettant à la fois une amélioration du dispositif, de sa visibilité et de son pilotage ».

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