Médicaments : la e-notice sort de sa boîte

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a lancé le 8 juillet une campagne digitale destinée à promouvoir la e-notice, version numérique de la notice des médicaments accessible via un QR code apposé sur certaines boîtes.

Cette initiative accompagne l’expérimentation nationale déployée depuis fin 2025 et vise à familiariser patients et professionnels de santé avec ce nouvel outil d’information.

Complémentaire de la notice papier, qui demeure présente dans les boîtes délivrées en pharmacie de ville, la e-notice permet d’accéder directement à une information médicale actualisée.

L’ANSM met en avant l’un de ses principaux atouts : la possibilité de suivre en temps réel les évolutions des connaissances scientifiques et les décisions des autorités sanitaires, alors que la mise à jour des notices papier peut nécessiter plusieurs mois.

Au-delà du contenu classique de la notice, la e-notice donne également accès à des ressources complémentaires issues de la Base de données publique des médicaments (BDPM) : conseils de bon usage, informations de sécurité, mesures additionnelles de réduction du risque, résumé des caractéristiques du produit (RCP) ou encore vidéos pédagogiques pour certains traitements.

Evaluer sa facilité d’accès et son intérêt

La phase pilote, prévue pour une durée de deux ans, concerne actuellement près de 590 médicaments. En ville, environ 170 spécialités participent à l’expérimentation, parmi lesquelles le paracétamol, certains vaccins, les statines ou encore les inhibiteurs de la pompe à protons.

À l’hôpital, 420 médicaments sont concernés, notamment des anticancéreux, des immunothérapies, des antibiotiques et antiviraux hospitaliers, des produits dérivés du sang ou des gaz médicaux.

L’expérimentation vise à évaluer l’usage réel de la notice numérique, sa facilité d’accès et son intérêt pour les utilisateurs. L’ANSM a associé à cette démarche les représentants des patients, les professionnels de santé et les industriels du médicament dans le cadre d’un comité de suivi.

Les indicateurs retenus portent notamment sur la fréquence de consultation, la satisfaction des utilisateurs et l’utilisation des contenus enrichis.

La campagne d’information se déroulera en deux vagues, en juillet puis en septembre 2026, sur les principales plateformes numériques (YouTube, etc.)

Les premiers résultats intermédiaires de l’expérimentation sont attendus début 2027. À l’issue des deux ans de test, les autorités devront déterminer les suites à donner à ce dispositif, qui s’inscrit dans un mouvement européen de développement des notices électroniques des médicaments.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Santé publique

Les cancers toujours première cause de mortalité

641 046 personnes sont décédées en 2024 sur le territoire Français (métropole et DROM), soit 4 000 décès de plus qu’en 2023,...
Santé publique

Prise en charge du tabagisme au cabinet dentaire

Demandez-vous le statut tabagique de vos patients ? Leur conseillez-vous l’arrêt du tabac ? Prescrivez-vous des substituts nicotiniques ? Lesquels ? Vous sentez-vous suffisamment formé(e)...
Santé publique

Alerte aux cannabinoïdes de synthèse

La Direction générale de la santé (DGS) appelle, le 11 juin, à une vigilance renforcée de l’ensemble des professionnels de santé, face...
Santé publique

Absentéisme : la santé humaine, secteur toujours plus impacté

Près d’un salarié du secteur privé sur trois a été arrêté au moins une fois en 2025, tandis que le...
Actualité Santé publique

Réguler les médecines alternatives

« Médecines intégratives, douces, alternatives…, les formations qui se réclament de ces expressions interrogent souvent les communautés scientifiques et universitaires, constate le ministre...
Actualité Santé publique

Nutri-Score, aliments ultratransformés : deux pétitions en ligne pour faire pression sur les pouvoirs publics

Une myriade d’acteurs, principalement du monde de la santé (institutions, associations, syndicats…), ont fait part, le 26 mai, dans deux communiqués...