Près d’un salarié du secteur privé sur trois a été arrêté au moins une fois en 2025, tandis que le taux d’absentéisme atteint 4,3 % en moyenne, en hausse de 3,3 % sur un an et de 25,5 % depuis 2019, selon les données publiées par Malakoff Humanis, le 8 juin, confirmant une tendance durable au-delà des années Covid.
L’absentéisme apparaît nettement différencié selon la taille des structures, avec un niveau limité à 3 % dans les très petites entreprises (TPE), contre 5 % dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. Il reste par ailleurs particulièrement élevé dans le secteur santé et social, où il s’établit à 7,1 % en 2025 (+ 2,4 % en un an ; + 27 % depuis 2019), en tête des secteurs d’activité devant le transport-logistique (5,7 %) et l’industrie (4,7 %). Les arrêts longs progressent également : ceux de plus de 60 jours augmentent de 4,9 % en un an et concentrent 63,8 % des journées d’absence. Les troubles de santé mentale constituent le premier motif des arrêts de plus de 30 jours, représentant près d’un tiers des situations.
10,17 jours d’arrêt en moyenne dans le dentaire
Les troubles musculosquelettiques (TMS) s’imposent comme le deuxième motif d’arrêts longs, pesant pour 21,6 % des arrêts de plus d’un mois. Malgré ces évolutions, 55 % des entreprises déclarent ne pas avoir engagé d’actions spécifiques de prévention. Dans le dentaire, selon l’édition 2025 du « rapport de branche », publié en avril dernier par l’Association pour le paritarisme dans les cabinets dentaires libéraux (APCDL), l’absentéisme des salariés du dentaire s’élève à 10,17 jours d’arrêt par salarié en moyenne en 2024, soit un taux de 3,66 %, en légère hausse sur un an. 23,26 % des salariés ont été arrêtés au moins une fois dans l’année. La majeure partie des arrêts de travail est de 4 à 15 jours (37 %) ou de trois jours au plus (22 %).
En 2023, 340 accidents du travail ont été dénombrés – manutention (37 %), chutes de plain-pied (22 %), chutes de hauteur (19 %) –, 23 nouvelles incapacités permanentes et, au total, 34 043 journées perdues. Les salariés âgés de moins de 30 ans sont les plus touchés par les accidents du travail (31 %).
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