Analyse tridimensionnelle des relations entre la morphologie cranio-faciale et le pharynx

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°3 - 15 juin 2016
Information dentaire
Le volume du pharynx n’est pas influencé par la typologie faciale dans les sens verticaux et sagittaux. Le voile du palais est plus grand chez les patients présentant une classe III squelettique.

Différentes études se sont intéressées à l’analyse du volume des voies aériennes supérieures et à son association avec les typologies cranio-faciales ; des études plus récentes se sont concentrées en particulier sur les typologies associées au Syndrome d’Apnée Hypopnée Obstructive du Sommeil (SAHOS). Cette étude a la particularité de tester la corrélation entre profil facial, volume du pharynx et surface du voile du palais. Pour ce faire, les auteurs ont analysé les Cone Beam Computed Tomography (CBCT) de 74 patients adultes (âge moyen 32,8 ans) présentant de façon équivalente les différentes typologies faciales et squelettiques verticales et sagittales.
Les analyses de Ricketts (sens vertical), Steiner et Jacobson (sens sagittal) ont été réalisées sur des radiographies de profil extraites des CBCT ; les analyses faciales informatiques standardisées ont été effectuées sur les clichés photographiques et enfin le volume pharyngien (total, oto-pharynx et naso-pharynx) et l’aire pharyngienne ont été mesurés à partir de reconstructions 3D du pharynx. Les résultats de cette étude montrent que seule l’aire correspondant au palais mou varie en fonction du type squelettique et est plus grande chez les patients présentant une classe III squelettique. Aucune corrélation n’a pu être établie entre le volume du pharynx et les différentes typologies faciales et squelettiques. Les auteurs précisent que les patients présentant des troubles ORL (tonsilles hypertrophiques…) n’ont pas été inclus dans l’étude et suggèrent une adaptation des structures aériennes pour compenser les troubles ventilatoires souvent rencontrés chez les patients hyperdivergents. Le résultat concernant le voile du palais confirme d’autres études et soutient l’observation de tissu adipeux à ce niveau chez les patients souffrant de SAHOS.

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