Auvergne-Rhône-Alpes : les chirurgiens-dentistes veulent pouvoir effectuer des tests salivaires Covid sur les patients

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Information dentaire

Les chirurgiens-dentistes d’Auvergne-Rhône-Alpes, viennent d’organiser une première opération de dépistage de groupe avec des autotests salivaires oropharyngés, a fait savoir l’URPS chirurgiens-dentistes de la région le 15 octobre. Cette opération, dont la Croix Rouge était partenaire, a été réalisée à bord d’un cabinet dentaire mobile.

« Ces tests ont été faits au cours de la prise en charge d’enfants autistes âgés de 10 à 16 ans, avant les soins. Ils habitent dans des collectivités locales isolées de la région en zone sous-dotée, explique Eric Lenfant, le président de l’URPS. Ces tests rapides d’orientation diagnostic (TROD), simples à réaliser par prélèvement au fond de la bouche sont beaucoup plus simple à utiliser avec des patients de ce type. L’objectif est de protéger les soignants, mais aussi les accompagnants de ces patients et leurs camarades. Les tests se sont tous révélés négatifs ».

L’URPS veut aller plus loin. Elle souhaite que les confrères de la région « passent du statut de simples préleveurs à celui de testeurs » dans les cabinets. « Cela fait des mois que les chirurgiens-dentistes cherchent à remplir leur rôle dans le dépistage du Covid pour désengorger les laboratoires, souligne Eric Lenfant. Avec ces tests salivaires nous avons une technologie rapide et fiable. Ils s’imposent comme une évidence. Il en va de la sécurité des cabinets et de la population ». L’URPS a donc entamé dès le mois de juin des démarches auprès des autorités de santé, notamment de l’ARS, pour avoir l’autorisation d’utiliser ces tests salivaires. Chou blanc jusqu’ici.

Ces tests ne sont pas validés par la HAS dans le diagnostic Covid. Ils ne sont pas considérés comme des examens de biologie médicale. En effet selon l’article L.6211-3 du Code de la santé publique, « ne constituent pas un examen de biologie médicale un test, un recueil et un traitement de signaux biologiques, à visée de dépistage, d’orientation diagnostique ou d’adaptation thérapeutique immédiate ». Pour autant, la HAS reconnaît qu’ils sont réalisables dans davantage de lieux et par tout professionnel de santé (médecins, sages-femmes, infirmier(e)spharmaciens) « voire les membres formés de certaines associations qui pourraient les faire en cabinet médical, en officine, à domicile… ».

Dans une décision publiée le 18 mai, elle les recommande d’ailleurs, mais uniquement « pour les personnels soignants et d’hébergement collectif et pour les patients symptomatiques sans signes de gravité s’ils présentent des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale ». « Les TROD sont des tests d’orientation diagnostique, et non des tests permettant de poser formellement le diagnostic de COVID-19, poursuit-elle encore. De ce fait, ils ne peuvent se substituer aux examens de biologie médicale réalisés en laboratoire. »

L’URPS CD ARA a toujours été en pointe sur le sujet du dépistage Covid auprès des patients. Début avril par exemple, elle avait mis à disposition des praticiens de la région des TROD permettant, à partir d’une goutte de sang, de détecter, en moins de 10 minutes, la présence d’anticorps du Covid-19 chez un patient se présentant aux urgences dentaires avec des symptômes. Lire  ici : https://bit.ly/2RHWITO

 

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