« Comment j’ai vécu le passage au RAC 0 »

  • Par
  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°3 - 15 juin 2020 (page 30-31)
Information dentaire
La réforme du RAC 0 (reste à charge zéro ou 100 % santé) a été mise en place pour lutter contre le renoncement aux soins. Débutée depuis le 1er avril 2019 et effective en dentaire depuis le 1er janvier 2020, elle sera pleinement opérationnelle en 2021.

L’expérience de Déborah, assistante en cabinet mutualiste à Paris

À la MGEN, des assistantes dites « référentes » de par leur ancienneté ont le rôle de « consultantes ». Elles sont au nombre de quatre. Chacune a sa spécialité : gestion, stérilisation et commandes pour le centre ; implantologie et stomatologie ; orthodontie ; planning et organisation. Les assistantes les sollicitent sur toute question concernant le fonctionnement du cabinet, qu’elle soit d’ordre administratif, organisationnel, personnel. Le centre compte 17 cabinets, occupés par des praticiens vacataires. Une organisation rigoureuse s’impose donc.

Méthodiques, les référentes ont rédigé un livret explicatif des mesures à mettre en place dès le début de l’instauration du RAC 0. Des réunions d’information et d’échange ont eu lieu. « Il a fallu apprendre le livret par cœur, raconte Déborah. Auparavant, on connaissait quasiment les montants sur le bout des doigts, tarifs et part mutuelle. Aujourd’hui, tout a changé. La codification des actes s’est complexifiée ».

L’acceptation des devis par le patient est-elle plus délicate ?

Désormais, il faut établir deux devis : celui correspondant au RAC 0, et une alternative avec reste à charge… et faire preuve de pédagogie ! « Les patients s’attendent à ne plus être facturés pour les couronnes et bridges. On leur explique les conditions sous lesquelles le RAC 0 est possible. La plupart admettent ces conditions. D’autres quittent le cabinet, déçus, pensant même parfois qu’on a choisi de ne pas mettre en place la réforme. Mais ils sont minoritaires » tempère Déborah. « Globalement, la transition se passe bien. »

L’expérience d’Angéline, assistante en cabinet libéral en Gironde

« Ce qui m’inquiétait s’est vérifié : les patients pensent que désormais les couronnes sont gratuites. Tout d’abord, je dois leur préciser qu’ils doivent avoir une mutuelle…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Exercice professionnel

Violences contre les libéraux de santé : Ordres et URPS peuvent porter plainte à leur place

Un décret publié le 21 juillet au Journal officiel précise les modalités d’application de la loi du 9 juillet 2025...
Exercice professionnel

Vaccination 2026 de l’équipe dentaire

Responsabilité du chirurgien-dentiste employeur Sa responsabilité est engagée ; il répond de l’accomplissement de cette obligation par l’ensemble de ses...
Exercice professionnel

PACA : un pacte régional pour sécuriser les soignants

L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur, la préfecture de région et le conseil régional ont présenté le 9 juin un pacte « pour la sécurité...
Exercice professionnel

Secret médical : le Conseil constitutionnel fixe des garde-fous, les dentistes restent vigilants

Le Conseil constitutionnel a largement validé, le 18 juin, le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et...
Exercice professionnel

Article réservé à nos abonnés Radioprotection au cabinet dentaire : obligations, sécurité et prévention

La radioprotection des patients La formation en radioprotection des patients est une obligation légale indispensable à l’exercice de la radiographie....
Actualité Exercice professionnel

Un certificat d’authenticité pour IPS e.max® d’Ivoclar

Ivoclar propose désormais un certificat d’authenticité pour ses céramiques IPS e.max®. « Dans un contexte où la qualité des soins...