Crise sanitaire : son impact négatif sur le moral des chirurgiens-dentistes n’entame pas leur fierté d’exercer

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°44 - 16 décembre 2020
Information dentaire

L’impact de la Covid-19 a été plutôt négatif pour les chirurgiens-dentistes : leur chiffre d’affaires et leur moral ont été largement touchés », indique une enquête de CMV Médiforce, filiale de financement de BNP, publiée le 3 décembre. Tous les ans, elle passe au crible les doutes et les espoirs de plusieurs centaines de représentants de 7 professions libérales de santé (PLS). Cette année, 495 d’entre eux ont été interrogés du 16 septembre au 19 octobre 2020 par internet, dont 71 chirurgiens-dentistes.

76 % des confrères indiquent donc que leur chiffre d’affaires est « durablement impacté par la crise », contre 61 % en moyenne pour les autres professions de santé interrogées. Position logique puisque les cabinets dentaires ont fermé pendant le confinement. Un peu plus d’un praticien sur deux (56 %) voient leur moral « en tant que professionnel de santé » chuter (58 % pour l’ensemble). Cependant, trois praticiens sur quatre ont apprécié le mouvement de soutien populaire et la moitié (54 %) a le sentiment « d’avoir été soutenu par sa compagnie d’assurances ». 41 % se disent satisfaits de la gestion de la crise par le gouvernement et 51 % estiment être « prêts à affronter une nouvelle vague ». Le sondage a été réalisé juste avant le nouveau confinement du mois de novembre.

« Changer de métier »

Plus globalement, et malgré la crise sanitaire, les praticiens restent « globalement » satisfaits de leur métier : à 73 % contre 79 % en 2019. 89 % se disent même « fiers » d’exercer ce métier, très stimulant au quotidien (69 %). Ils n’étaient respectivement que 84 et 60 % il y a un an. Neuf sur dix (89 %) sont fiers d’exercer en libéral, soit 12 % de mieux qu’en 2019. Et 82 % estiment apporter « une contribution réelle à la société ».

Seuls bémols, les contraintes administratives et budgétaires, si envahissantes que les praticiens « n’ont plus l’impression de faire vraiment leur métier » (73 %), mais aussi l’idée que le métier rapporte peu par rapport à la charge de travail (45 %) et l’envie de « changer de métier, de faire autre chose » qui, même si elle reste très minoritaire (28 %), progresse de 7 points sur un an et est bien supérieure aux autres professionnels de santé (19 % en moyenne).

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Vie de la profession

Philippe Veran, Chevalier de la Légion d’Honneur

Philippe Veran, le président-directeur général du groupe Biotech Dental, s’est vu remettre les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur...
Vie de la profession

Les centres dentaires Addentis condamnés pour concurrence déloyale

Dans un arrêt du 1er juillet 2021, la Cour d’appel de Paris condamne les centres dentaires Addentis pour publicité et...
Vie de la profession

Une majorité des refus de soins concerne encore la profession

Même si peu de cas de refus de soins sont signalés à l’Assurance maladie, une majorité concerne les chirurgiens-dentistes, souligne...
Vie de la profession

Ouverture et conventionnement des centres de santé dentaire : l’Assurance maladie appelle à la fermeté

Dans son rapport « Charges et produits » publié le 2 juillet l’Assurance maladie propose au gouvernement de multiples pistes d’économies...
Vie de la profession

Philippe Pommarède, nouveau président de l’Ordre

Après le renouvellement d’une partie du conseil national (élection du 10 juin), l’Ordre a désigné le 24 juin son bureau et le nouveau...
Vie de la profession

Congrès de l’ADF 2021 : les inscriptions sont ouvertes

Depuis le 17 juin, les inscriptions au prochain congrès de l’ADF sont ouvertes (23-27 novembre à Paris – Palais des Congrès)....