Dans 30 ans, l’obésité pourrait entraîner un recul de l’espérance de vie de trois ans

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°36 - 23 octobre 2019
Information dentaire

Plus de la moitié de la population est aujourd’hui en surpoids dans 34 des 36 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon un rapport de l’institution publié le 10 octobre.

Et pratiquement un quart est obèse. La proportion d’adultes obèses est passée en moyenne de 21 % en 2010 à 24 % en 2016, soit 50 millions d’individus supplémentaires. Elle est, par exemple, de 27,8 % au Royaume-Uni, de 23,8 % en Espagne, de 24,9 % en Grèce et en dessous de la moyenne en Belgique (21,1 %) et en France (21,6 %).

« Les maladies liées à l’obésité emporteront plus de 90 millions de personnes au cours des 30 années à venir, amenant un recul de l’espérance de vie de près de 3 ans », s’alarme l’OCDE. La réduction de l’espérance aura le plus d’impact au Mexique (4,2 années perdues), en Russie et en Pologne (3,9), ainsi qu’aux États-Unis (3,7). Avec 2,3 années de perdues à l’horizon 2050, la France se situe au-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE (2,7).

Combattre l’obésité pourrait rapporter gros
En termes économiques, l’obésité et ses conséquences médicales entament de 3,3 % le PIB des pays de l’OCDE et grèvent les finances des ménages d’un montant de 360 dollars par habitant et par an en moyenne. En effet, le surpoids est responsable de 70 % de tous les coûts de traitements du diabète, de 23 % de ceux des maladies cardiovasculaires et de 9 % de ceux des cancers. Sur 30 ans, cela pourrait coûter 425 milliards de dollars par an à l’ensemble des pays membres.

L’OCDE exhorte donc chacun d’eux à « accroître de toute urgence les investissements dédiés aux mesures de lutte contre l’obésité et de promotion de modes de vie sains ».

Le rapport propose notamment d’afficher des informations nutritionnelles sur les emballages des aliments et des menus, d’encadrer les messages publicitaires et de réduire de 20 % la teneur en calories dans les aliments riches en sucre, en sel, en calories et en graisses saturée.

« Chaque dollar investi dans la prévention de l’obésité amènerait jusqu’à six dollars de retombées économiques », selon les auteurs. L’obésité coûte cher, mais la combattre pourrait rapporter gros.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Santé publique

Le Selfcare en panne

« Alors que le marché du Selfcare (automédication + compléments alimentaires + dispositifs médicaux) a connu jusqu’en 2016 une constante progression et représente aujourd’hui...
Santé publique

Polémique autour de la vente en ligne de médicaments

« Amazon, ce n’est pas la vision du gouvernement. Nous ne souhaitons pas que des plateformes vendent des médicaments comme on vend des livres, a...
International

Ce confrère collectionne à pleins tubes !

Val Kolpakov, un dentiste exerçant à Alpharetta dans l’Etat de Géorgie (Etats-Unis), détient le record du monde Guinness de la...
International

Suisse : Neuchâtel veut une taxe sur les boissons sucrées

Le gouvernement du canton de Neuchâtel, en Suisse, veut taxer les boissons sucrées pour financer un programme de prévention bucco-dentaire, relate le site...
Santé publique

Coronavirus : les ressources du Net

Entre fake news et sensationnalisme, comment trouver les bonnes informations sur ce qu’est précisément ce nouveau coronavirus (causes, symptômes, transmission,...
Santé publique

Déjà 22 morts… Et ce n’est pas le coronavirus

Non, c’est la grippe. Depuis le 4 novembre 2019, 244 cas graves de grippe ont été signalés et 22 personnes...