Face aux risques, une évaluation bucco-dentaire annuelle s’impose

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°27 - 6 juillet 2022
Information dentaire

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie le 23 juin de nouvelles recommandations de bonnes pratiques pour améliorer la qualité de la prise en charge des obésités sévères. L’objectif est d’améliorer la santé du patient et de lui permettre de revenir à un niveau de sévérité inférieur. Si, dans ces situations particulières, les chirurgiens-dentistes ne sont pas parmi les professionnels de premier recours, la HAS précise que « compte tenu du risque augmenté de pathologie bucco-dentaire », dans ces cas d’obésité sévère, il est recommandé « d’évaluer cliniquement » annuellement l’état bucco-dentaire des patients.

« Une analyse prospective a confirmé que l’obésité (comparée à la corpulence normale) était un facteur de risque indépendant de perte de dents, sur un suivi de cinq ans concernant plus de 600 individus, en particulier chez la femme, y compris après ajustement sur le statut socio-économique, l’âge, les soins bucco-dentaires, la présence d’une atteinte parodontale et le tabagisme », détaille la HAS. Elle recommande une rééquilibration de l’alimentation en évitant les régimes déséquilibrés ou très restrictifs et préconise d’interrompre les périodes de sédentarité par des activités physiques de faible intensité (loisirs, détente…), des déplacements (vélo, marche…) ou des activités domestiques (travaux, ménage…) « à adapter aux capacités du patient et à atteindre progressivement ». La HAS recommande, pour ces patients, de pratiquer chaque semaine 2h30 à 3 heures d’activité physique modérée ou 1h15 à 2h30 d’activité physique plus intense.

Aujourd’hui, près de 8,5 millions de Français sont en situation d’obésité, soit une hausse de la prévalence de cette maladie chronique de 13 % depuis 2012, et même de 66 % pour les formes les plus sévères. Pour mémoire, s’agissant des troubles de l’alimentation, la HAS avait publié en 2019 une série de recommandations sur le repérage et la prise en charge des patients touchés par la boulimie et hyperphagie boulimique et plaçait dans ce cas les chirurgiens-dentistes en première ligne, rappelant « les signes d’alerte » qui ne doivent pas leur échapper : une érosion des dents, un angle sous-mandibulaire gonflé, une abrasion de la main liée aux vomissements, des troubles de la fertilité, une hypokaliémie, une demande de régime amaigrissant, voire de chirurgie bariatrique… Parmi les patients à risque : les étudiants, les sportifs et les personnes souffrant d’obésité ou au contraire d’insuffisance pondérale.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Santé publique

Sevrage tabagique : le Mois sans tabac repart pour une 11e édition

Le Mois sans tabac revient. Le 1er novembre débutera sa 11e édition. L’objectif reste inchangé : accompagner les fumeurs dans...
Santé publique

Puffs : interdiction relativement bien respectée

Sur 491 établissements contrôlés, 86 % respectaient la réglementation, annonce-t-elle le 5 octobre. Les contrôles, menés auprès de distributeurs, buralistes,...
Santé publique

Grippe : la campagne de vaccination débute le 13 octobre

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débutera le 13 octobre 2026 et se poursuivra jusqu’au 31 janvier 2027....
Santé publique

L’Ordre appelle les chirurgiens-dentistes à se mobiliser

Il invite les chirurgiens-dentistes à relayer les messages de dépistage au cabinet, à orienter les patientes vers les dispositifs adaptés...
Santé publique

Nutri-Score : le succès d’une pétition relance la perspective d’une obligation légale

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a approuvé le 7 octobre une pétition demandant de rendre obligatoire l’affichage...
Santé publique

Article réservé à nos abonnés Vaccination 2026 de l’équipe dentaire

Responsabilité du chirurgien-dentiste employeur Sa responsabilité est engagée ; il répond de l’accomplissement de cette obligation par l’ensemble de ses...