Entre 2014 et 2023, l’utilisation des fluoroquinolones en France a diminué de moitié, passant de 4,8 à 2,2 millions de délivrances annuelles. Malgré cette baisse, « les deux tiers des prescriptions en 2023 seraient non conformes aux recommandations les plus récentes, », indique l’ANSM le 19 décembre.
Ces antibiotiques, efficaces contre certaines infections bactériennes graves, ne doivent être prescrits que dans des indications limitées, lorsque d’autres traitements sont inefficaces ou contre-indiqués. Leur usage inapproprié expose à des effets indésirables sévères : tendinopathies, troubles cardiaques et vasculaires, neuropathies périphériques, troubles neuropsychiatriques ou photo-sensibilisation.
L’ANSM rappelle que les fluoroquinolones ne doivent pas être utilisées pour des infections non sévères ou spontanément résolutives. Le rapport bénéfice/risque doit être systématiquement évalué par le prescripteur et le traitement immédiatement arrêté en cas de symptômes évocateurs. Les recommandations de la HAS (https://t.ly/3xDiJ) doivent servir de référence indique l’ANSM.
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