Fréquences des extractions dans un service d’orthodontie universitaire au 21e siècle

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°2 - 15 avril 2017
Information dentaire
La fréquence des extractions orthodontiques est presque similaire aujourd’hui à celle des années 50.

Facteurs démographiques et diagnostiques affectant la probabilité d’extraction

Les objectifs de cette étude étaient de rapporter les fréquences d’extractions orthodontiques actuelles réalisées au sein d’un centre de soins universitaire et d’étudier quels facteurs liés au patient (sexe, ethnie, malocclusion, décalage squelettique) pourraient influencer la probabilité d’extraction. Une étude préalable avait déjà été menée dans le même service entre 1953 et 1993 et avait rapporté une augmentation du taux d’extractions entre 1953 et 1968 (30 % et 76 % respectivement) puis une diminution pour retrouver un taux de 28 % en 1993 similaire à celui de 1953.
 
Pour cette étude, les auteurs ont analysé les dossiers de 2184 patients traités à l’université de Caroline du Nord de 2000 à 2011. Les taux annuels globaux d’extractions orthodontiques (hors troisième molaire) et d’extractions des quatre premières prémolaires ont été calculés. Une régression logistique, ajustée pour tous les paramètres lies au patient, a été réalisée pour examiner à la fois les changements dans les fréquences des extractions au cours du temps et l’influence des paramètres individuels des patients sur les probabilités d’extractions.
Les auteurs ont observé une légère diminution linéaire de la fréquence d’extractions orthodontiques dans l’ensemble et d’extractions des quatre premières prémolaires. Le taux d’extraction global était de 37,4 % en 2000 et il est passé à un peu moins de 25 % à partir de 2006. Pour les premières prémolaires, le taux est passé de 16,5 % en 2000 à environ 12 % à partir de 2006.
 
Les facteurs individuels associés aux extractions étaient la diminution du recouvrement, l’encombrement, la classe II dentaire ou squelettique et l’origine ethnique : les patients caucasiens ayant moins d’extractions que les patients afro-américains, hispaniques ou asiatiques.
Il est ainsi intéressant de constater qu’en dépit de l’évolution des techniques et des matériaux la fréquence des extractions orthodontiques reste globalement stable dans le temps en dehors de quelques variations ponctuelles.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Les revues de presse de Pascal De March : philosophie et mode d’emploi

Une première partie de la réponse repose sur le principe de médecine fondée sur les preuves. Introduit par Archibald Cochrane...
Revue de presse

Chirurgie des canines maxillaires incluses : operculisation ou pas ?

L’inclusion de la canine maxillaire est observée dans 1 à 3 % de la population, pouvant aller jusqu’à 24 % en population...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Coopération des adolescents dans le cadre d’un traitement orthodontique : différences entre les générations Z et Y

Introduction : La réussite d’un traitement orthodontique dépend fortement de la coopération du patient, qui peut être influencée par des caractéristiques...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Impact du traitement par appareil fixe sur la résorption radiculaire des dents dévitalisées : une revue systématique et une méta-analyse

Introduction : Malgré les nombreuses recherches menées, les revues systématiques et les méta-analyses portant spécifiquement sur la résorption radiculaire des dents...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Impact de la thérapie myofonctionnelle sur la prise en charge orthodontique et les résultats de la chirurgie orthognathique : une revue exploratoire

Introduction : Les dysfonctionnements myofonctionnels orofaciaux (DMO) sont des affections ou des comportements qui ont un impact négatif sur les postures...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Comparaison à long terme entre la protraction maxillaire avec les protocoles hybrides hyrax-masque facial et hyrax-Mentoplate, à l’aide d’Alt-RAMEC : un essai contrôlé randomisé sur 5 ans

Introduction : Malgré l’utilisation répandue de l’ancrage squelettique pour le traitement interceptif des classes III, il n’existe actuellement aucun consensus sur...