La nouvelle définition du risque infectieux
L’évolution majeure réside dans le passage d’une classification systématique à une évaluation au cas par cas. Le guide introduit la notion – et le sigle DAE (déchet d’activité économique) – qui désigne les déchets assimilables aux ordures ménagères et pouvant être collectés via la filière classique.
Désormais, un déchet souillé par du sang ou de la salive n’est plus systématiquement considéré comme un DASRI. Par exemple, une compresse présentant une simple trace de sang, sans risque d’écoulement et provenant d’un patient sans infection connue, peut être jetée avec les DAE.
L’aide au tri : arbre décisionnel
- Pour déterminer la filière d’élimination d’un déchet de soin, le personnel du cabinet doit répondre à trois questions successives :
nature du déchet : le déchet est-il piquant, coupant ou tranchant (aiguille, lame, fraise), est-ce un déchet anatomique (dent) ou un reste de produit sanguin ?
OUI -> DASRI - risque d’écoulement : le déchet est-il fortement imprégné de sang ou de salive avec un risque visible d’écoulement ?
OUI -> DASRI - contexte infectieux : le déchet a-t-il été en contact avec un foyer infectieux avéré ou suspecté (exemple : abcès, infection sévère) ?
OUI -> DASRI
Si la réponse à ces trois questions est NON, le déchet est classé comme DAE (poubelle classique).
Exemples de déchets d’activité économique (DAE)
Sous réserve qu’ils soient peu souillés (pas d’écoulement) et hors contexte infectieux, les éléments suivants rejoignent la filière ménagère :
- gants et masques ;
- rouleaux salivaires et compresses ;
- seringues sans aiguille ;
- sachets d’examen.
La gestion spécifique des amalgames
Les amalgames sont classés comme déchets d’activité de soins à risques (DASR) et font l’objet d’un traitement particulier.
- Conditionnement : conteneur…