Le briefing constitue aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces pour aligner l’équipe autour d’objectifs communs et anticiper les difficultés de la journée. Son intérêt pour améliorer la coordination, la performance collective et la qualité de vie au travail est largement démontrée. Dans les petites structures comme les cabinets dentaires, le briefing permet, en particulier, d’identifier les contraintes et les menaces à venir (voir encadré ci-contre), de les partager, et ainsi de lisser le déroulement de la journée en réduisant les tensions inutiles.
Naissance de la notion de briefing en médecine
La notion de briefing apparaît pendant la Seconde Guerre mondiale, quand les pilotes de bombardiers se réunissait avant une mission pour partager leur objectif, les moyens dont ils disposaient et les obstacles (DCA, aviation adverse, etc.) qu’ils étaient censés rencontrer. Cet échange avant le décollage permettait à tous les membres de la mission de disposer des mêmes informations et de former un groupe cohérent.
La notion de briefing en médecine est relativement récente comparée à son usage dans l’aviation ou le secteur militaire, mais elle s’est structurée progressivement en plusieurs étapes. Jusqu’aux années 1990, la médecine repose essentiellement sur la compétence individuelle, la hiérarchie et l’expérience personnelle. Les échanges structurés en équipe avant une action (équivalents du briefing) existent de façon informelle, notamment au bloc opératoire, mais sans cadre méthodologique, sans objectif explicite de sécurité ou de gestion des risques. Parallèlement, l’aviation civile développe dès les années 1970 le Crew Resource Management (CRM), où le briefing devient un outil central de coordination et de sécurité. Ces concepts resteront longtemps extérieurs au monde médical.
Le véritable tournant dans le monde médical a lieu à partir de la fin des années 1990, à la suite de plusieurs…