La bonne santé de l’assurance… santé

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Information dentaire

En 2014, 33,9 milliards d’euros de cotisations ont été collectés sur le marché de l’assurance complémentaire santé en France, indique une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publiée le 26 février. C’est presque deux fois plus qu’en 2001 (17,6 milliards) ! Cette forte expansion (+5 % par an en moyenne) s’explique par la hausse du nombre de personnes couvertes et par l’amélioration des garanties proposées générant l’augmentation du prix des contrats. L’assurance santé représentait 15 % de l’activité totale d’assurance en 2014, contre 13 % en 2009.
Les mutuelles en restent l’acteur principal avec 53 % du marché, devant les sociétés d’assurances (28 %) et les institutions de prévoyance (19 %). Logique, en 2014, sur les 573 organismes pratiquant une activité de complémentaire santé on dénombrait 453 mutuelles, 94 sociétés d’assurances et 26 institutions de prévoyance. Mais le secteur continue son mouvement de concentration. Depuis 2001, le nombre de mutuelles a été divisé par trois et celui des institutions de prévoyance par deux. Le nombre de sociétés d’assurances plus doucement. « La mise en place d’un marché unique européen de l’assurance privée a, en effet, contraint les organismes, en particulier les mutuelles, à se restructurer afin d’atteindre une taille critique leur permettant d’affronter la concurrence », commente la DREES.
L’activité d’assurance en santé est excédentaire en 2014. En effet, les organismes complémentaires ont dégagé 296 millions d’euros d’excédents, soit 0,8 % des cotisations collectées. Le marché est toujours excédentaire depuis 2009, l’année 2012 ayant été la moins profitable (0,2 % des cotisations collectées) et l’année 2010 la plus favorable (1,2 %). Néanmoins, les contrats collectifs ont été systématiquement déficitaires au cours de cette période, tandis que les contrats individuels ont été excédentaires. « Cela s’explique par le fait que les contrats collectifs offrent un meilleur retour sur cotisations et qu’une entreprise qui souscrit un contrat collectif pour ses salariés a un pouvoir de négociation plus important qu’un individu seul. Les organismes assureurs réalisent donc moins de marge en collectif qu’en individuel. » Les contrats collectifs reversent sous forme de prestation 86 % des cotisations contre 75 % pour les contrats individuels. Globalement, les complémentaires santé financent 13,5 % des dépenses de soins et de biens médicaux (soins hospitaliers, médecine, dentaire, optique…).

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