La prothèse de mon prothésiste ne me convient toujours pas

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°19 - 12 mai 2021 (page 44-47)
Information dentaire

Le travail du prothésiste dentaire exige une application et un savoir-faire de haute précision. Les prothèses doivent répondre à des impératifs fonctionnels, biologiques et esthétiques. Les compétences engagées s’appuient sur des connaissances théoriques et un savoir-faire technique. Un bon partenariat avec le chirurgien-dentiste est nécessaire pour obtenir le résultat attendu. Les objectifset les étapes doivent être définis par le praticien en accord avec l’artisan de la prothèse. Parfois, la réalisation prothétique ne convient pas au patient ou  ne répond pas aux exigences ou aux attendus du praticien. Il faut alors éviter le conflit.

Situation

  • Ma patiente attend sa nouvelle prothèse complète depuis près d’un mois. J’ai donné toutes les indications à mon prothésiste mais à chaque nouvel essayage, je suis insatisfait du résultat. La forme puis le montage des dents, la profondeur de la prothèse, le joint périphérique… posent problème et ne répondent pas à mes attentes. La patiente… s’impatiente et, malgré mes explications, elle commence à critiquer mon travail.
  • Mon prothésiste me garantit la qualité de sa réalisation et questionne mes empreintes, mes directives, mes délais.
  • Je veux pouvoir satisfaire ma patiente et suis certain que mon prothésiste ne suit pas mes recommandations. Pourtant, je le respecte et le comprends.
  • Dois-je poser cette prothèse bien qu’elle ne me convienne pas totalement sur le plan fonctionnel et esthétique, d’autant que la patiente semble l’accepter ? Puis-je demander à mon prothésiste de la refaire une nouvelle fois ou de la modifier pour aboutir à une finition parfaite ? Qui décide de la qualité de cette prothèse : le prothésiste ou moi ? Devrais-je changer de prothésiste ?

Réflexions du Docteur Yvan Bedouin

Maître de conférences – Praticien hospitalier à la faculté de chirurgie dentaire de Rennes

Lorsque le plan de traitement prothétique touche à sa fin, le praticien peut être soumis à un certain stress si plusieurs essais des prothèses s’avèrent nécessaires. La qualité de la communication permet de limiter les incompréhensions pouvant aboutir à une situation conflictuelle.

La lassitude après plusieurs essais insatisfaisants risquerait de conduire le praticien à prendre de mauvaises décisions. Il est donc indispensable d’effectuer un travail d’investigation le plus objectif possible, aboutissant inévitablement à la remise en question des étapes cliniques et techniques réalisées. Les critiques doivent être constructives pour éviter de rejeter les « fautes »…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Exercice professionnel

Cumul emploi‑retraite des chirurgiens‑dentistes : ce qui change à compter du 1er janvier 2027

À compter du 1er janvier 2027, les conditions d’accès au cumul emploi‑retraite (CER) des chirurgiens‑dentistes évolueront dans le cadre de...
Exercice professionnel

Article réservé à nos abonnés Gestion des DASRI au cabinet dentaire

La nouvelle définition du risque infectieux L’évolution majeure réside dans le passage d’une classification systématique à une évaluation au cas...
Exercice professionnel

Article réservé à nos abonnés Le briefing pour sécuriser les journées de travail

Le briefing constitue aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces pour aligner l’équipe autour d’objectifs communs et anticiper les difficultés...
Exercice professionnel

Lésions oculaires liées à l’exposition chronique aux éclairages dentaires : un risque non négligeable pour les praticiens

Les éclairages utilisés au fauteuil pourraient exposer les chirurgiens‑dentistes à un risque sous‑estimé d’atteintes rétiniennes. C’est la principale conclusion d’une...
Exercice professionnel

Une étude britannique alerte sur l’impact climatique du N₂O dentaire

L’usage du protoxyde d’azote en dentisterie génère un impact environnemental bien supérieur à celui estimé jusqu’ici, selon une étude publiée...
Exercice professionnel

HPV : les dentistes devraient pouvoir vacciner

« Les chirurgiens-dentistes, rodés aux injections, exercent dans un environnement très sûr en termes d’hygiène et d’asepsie et sont parfaitement aptes à intégrer la vaccination dans leur exercice quotidien »,...