Le Nutri-Score, plat de résistance du programme nutrition santé

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°33 - 2 octobre 2019
Information dentaire

Le Nutri-Score, ce repère graphique qui synthétise le score nutritionnel des aliments sur une échelle de 5 couleurs (du vert foncé au rouge – voir plus bas), associées à des lettres allant de A (« meilleure qualité nutritionnelle ») à E (« moins bonne qualité nutritionnelle ») est au cœur du nouveau (le 4e) Programme national nutrition santé (PNNS) présenté le 20 septembre par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

« Il est emblématique de la politique nutritionnelle que je porte », a-t-elle lancé. Ce plan nutrition 2019-2023 a pour but de réduire le surpoids, l’obésité et la dénutrition chez les Français, mais aussi d’encourager l’activité physique. Avec des objectifs chiffrés fixés par le Haut conseil de la santé publique (HCSP).

En cinq ans, le PNNS vise notamment à diminuer l’obésité et le surpoids de 15 % chez les adultes, de 20 % chez les enfants et les adolescents, à réduire le pourcentage de personnes âgées dénutries vivant à domicile ou en institution et à abaisser la consommation de sel de 30 %.

Le sucre est également dans le viseur : 100 % de la population devra être en dessous du seuil de 100 g de sucres par jour hors lactose et galactose et en dessous du seuil de 10 % par jour de l’apport énergétique total provenant des sucres libres (sucres ajoutés). En France, aujourd’hui, près de la moitié des adultes et 17 % des enfants sont en surpoids ou obèses.

Pour aider les consommateurs, la ministre souhaite donc poursuivre le développement du Nutri-Score et convaincre d’autres pays européens de l’adopter.

5 000 produits arborent désormais le logo
Selon un sondage mené par Santé publique France sur un échantillon d’environ 2 000 personnes, 81 % des Français ont déjà vu le Nutri-Score ou entendu parler de lui en mai 2019, contre 58 % en avril 2018. Près d’un quart (23,6 %) des sondés de mai 2019 assurent que le Nutri-Score les a incités à choisir un produit mieux noté qu’un autre, contre moins de 14 % en avril 2018.

Fondées sur l’engagement volontaire des industriels et des distributeurs, l’utilisation du Nutri-Score et sa visibilité sur les lieux d’achat sont passées de 36 % en avril 2018 à 65 % en mai 2019. Plus de 180 industriels et distributeurs utilisent Nutri-Score et plus de 5 000 références apposent désormais le logo sur leur emballage.

Enfin, près de 9 Français sur 10 se disent favorables à ce qu’il devienne obligatoire. Plusieurs associations de consommateurs européennes ont d’ailleurs lancé l’initiative citoyenne européenne « Pronutriscore » pour rendre obligatoire cet étiquetage sur les emballages des produits alimentaires en Europe.

Selon la législation européenne, il faut un million de signatures via le site officiel de la Commission www.pronutriscore.org pour que l’exécutif européen se positionne officiellement.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Santé publique

L’excès de sel européen

Chaque jour, les maladies cardiovasculaires tuent 10 000 personnes en Europe soit plus de 4 millions par an (42,5 % des...
Santé publique

Dengue : la recrudescence de cas importés inquiète

Dans un message adressé à tous les professionnels de santé le 23 avril, la Direction générale de la santé (DGS) alerte...
Santé publique

Cancer du sein : dépistage en baisse

« Les dernières données montrent un taux de participation au programme national du dépistage du cancer du sein qui reste faible...
Santé publique

L’EFP cible la « gen Z »

La « Journée européenne de la santé gingivale », organisée le 12 mai dernier par la Fédération européenne de parodontologie (EFP), a particulièrement ciblé la...
Santé publique

Éduquer à la prévention en santé

Dans un rapport publié fin mars, l’Académie nationale de médecine, face « aux valeurs médiocres de certains indicateurs comme l’espérance de...
Santé publique

Alcool, cigarette électronique, cannabis : les ados en danger selon l’OMS/Europe

L’alcool est la substance psychoactive la plus couramment consommée par les adolescents (10-20 ans), tandis que les cigarettes électroniques sont...