Le PLFSS 2023 adopté en premier lecture sur fond de 49.3

  • Publié le .
Information dentaire

Le gouvernement aura finalement eu recours à deux reprises à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023 à l’Assemblée nationale.

Il a ainsi engagé sa responsabilité sur la partie recettes du texte comme sur la partie dépenses et essuyé dans la foulée deux motions de censure, toute deux rejetées (la dernière le 31 octobre). Il n’y aura donc quasiment pas eu de débats sur ce projet de loi et les nombreux amendements concernant la profession sont de ce fait passés à trappe.

Ainsi de ceux concernant l’encadrement des centres de santé et la création du métier d’assistante dentaire de niveau 2. Heureusement, deux propositions de loi sur ces sujets cruciaux ont été déposés sur le bureau de l’Assemblée nationale (lire ID n°38).

Le tiers payant intégral, l’intégration des implants dans le panier RAC 0 ou encore le remplacement du « tact et mesure » par « 30 % du tarif opposable » ont subi le même sort.

En revanche, un amendement déposé par le gouvernement posant le principe d’une responsabilité collective de participation à la permanence des soins figure dans le texte. « Les médecins, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les infirmiers diplômés d’Etat, sont responsables collectivement de la permanence des soins », stipule l’article 24 bis. Objectif selon le gouvernement : « élargir le vivier des professionnels en capacité d’intervenir en premier recours pour des soins non programmés aux horaires de permanence des soins et de libérer du temps médical ».

La FSDL, qui avait vivement réagi à cette mesure faisant des praticiens des médecins qu’ils ne sont évidemment pas, a semble-t-il obtenu une clarification du ministère de la Santé : les chirurgiens-dentistes continueront d’assurer leurs urgences spécifiques mais « l’éventualité d’étendre les gardes au samedi après-midi midi, dimanche après-midi voir en semaine de 20h à 22h a été évoquée » selon le syndicat.

Enfin, l’article 44 est maintenu. Il permet aux caisses d’assurance maladie de calculer les indus qu’elles réclament en extrapolant les résultats de contrôles d’un échantillon à l’ensemble de la patientèle et non plus aux seuls résultats de l’échantillon.ensemble de la patientèle et non plus aux seuls résultats de l’échantillon.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Politique de santé

Vers la suppression des ARS ?

Déposé le 27 avril par Pauline Martin (LR, Loiret), le texte, composé de 20 articles, s’inscrit dans le prolongement des...
Politique de santé

Fraude sociale et fiscale : adoption du projet de loi, tensions sur le secret médical

Le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales a été définitivement adopté par le Parlement le...
Politique de santé

Accès aux études de santé : une licence « orientée santé » prévue pour la rentrée 2027

La réforme de la première année d’accès aux études de santé doit entrer en vigueur à la rentrée universitaire 2027...
Politique de santé

L’accès aux soins demeure difficile pour une partie des patients selon France Assos Santé

Si 91 % des personnes interrogées se disent satisfaites de leur relation avec les professionnels de santé (on parle ici des...
Politique de santé

Le projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales adopté à l’Assemblée

Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 avril, le projet de loi relatif à la lutte contre les...
Politique de santé

Article réservé à nos abonnés Les addictions aux médicaments : un phénomène en pleine expansion exploré à travers l’expertise des pharmacologues

La France est un pays envié au niveau européen pour son réseau d’addictovigilance [1]. Mis en place en 1990, impulsé...