Plaidoyer pour une harmonisation des diplômes au sein de l’UE

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°24 - 18 juin 2025
Information dentaire

Réuni en assemblée générale les 23 et 24 mai, le Conseil des dentistes européens (CED) plaide dans une résolution pour un niveau de formation plus homogène entre les États membres, afin de garantir que tous les praticiens circulant librement dans l’UE aient un socle commun de compétences et de qualité clinique.

« L’Union européenne devrait développer une harmonisation plus forte de l’éducation et des compétences, tout en veillant à ce que la libre circulation de la main-d’œuvre, inhérente à l’UE, ne se fasse pas au détriment de solides compétences cliniques et de la sécurité des patients », écrit le Conseil.

L’instance, qui représente plus de 340 000 praticiens via 33 associations nationales, publie également une série de principes directeurs sur ce thème.

Le CED rappelle que toute décision en matière de reconnaissance des qualifications en UE ou hors UE doit prioritairement « prendre en compte la nécessité de garantir la plus haute qualité des soins et la sécurité des patients, plutôt que de privilégier des considérations financières ou économiques ».
Le CED insiste également sur plusieurs points et affirme la nécessité :

  • d’une évaluation stricte et détaillée des diplômes extra-européens : chaque État membre doit vérifier que les formations répondent aux standards de la directive sur les qualifications professionnelles (DQP), sans que cette reconnaissance soit automatiquement transférable à d’autres pays de l’UE ;
  • d’une maîtrise linguistique obligatoire : une évaluation du niveau de langue du pays d’exercice doit faire partie intégrante du processus de reconnaissance, pour garantir la qualité des échanges avec les patients et l’équipe soignante ;
  • d’une connaissance du système de santé : les praticiens formés à l’étranger doivent être sensibilisés au fonctionnement du système de santé local, à l’éthique professionnelle, aux droits des patients et à la prévention ;
  • d’un encadrement de la délégation de soins : le CED rappelle que le dentiste, en tant que responsable des soins, doit pouvoir déléguer uniquement à des professionnels qualifiés et enregistrés. Cela vise notamment à éviter que des praticiens non reconnus exercent sous la supervision nominale d’un dentiste.

Enfin, le CED appelle les États membres à mener des politiques de recrutement éthiques, dans le respect du Code de pratique mondial de l’OMS, en évitant de fragiliser les systèmes de santé des pays en développement.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Politique de santé

La Cnam veut faire de la prévention la « bataille de la décennie »

Face à la progression continue des maladies chroniques et à leur poids croissant dans les dépenses de santé, la Caisse...
Politique de santé

Creuse : des pharmaciens autorisés à prescrire contre la douleur dentaire

En Creuse, un protocole permet désormais à 11 pharmacies du département de réaliser un rapide examen bucco-dentaire à l’aide de...
Actualité Politique de santé

Médecins généralistes : forte reprise des primo-installations en 2025

Le nombre de médecins généralistes s’installant pour la première fois en libéral a progressé de près de 32 % en 2025, atteignant...
Politique de santé

30 diplômés à Tours en 2027

Une « trentaine » d’étudiants seront diplômés dès l’année prochaine, a annoncé l’université de Tours le 8 juin. Puis 50 seront formés à...
Politique de santé

Coût des soins : alerte SMS à venir

À l’issue de chaque prestation de soins, les assurés recevront un SMS leur disant combien ça a coûté, a annoncé...
Politique de santé

Espace européen des données de santé : le CED pose ses lignes rouges

Le Conseil des chirurgiens-dentistes européens (CED), qui représente plus de 340 000 praticiens à travers 30 pays du continent, a...