Le projet de loi de santé au Sénat

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°23 - 12 juin 2019
Information dentaire

Le projet de loi de santé est discuté depuis le 3 juin en séance publique au Sénat. Le texte, déjà adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, a été modifié par plusieurs centaines d’amendements déposés par la commission des Affaires sociales puis des sénateurs.

On notera principalement, parmi eux, la possibilité pour les partenaires conventionnels de définir « les modalités de versement d’une aide financière complémentaire aux professionnels interrompant leur activité médicale pour cause de maternité ou de paternité » pour les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les auxiliaires médicaux, les infirmiers et les kinés. L’obligation, pour « garantir la démocratie », qu’au moins un représentant d’associations agréées de patients siège à chacune des instances de la procédure disciplinaire des Ordres des médecins, des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes : la commission de conciliation, la chambre disciplinaire de première instance et la chambre disciplinaire nationale. La suppression de la limite d’âge (fixée à 71 ans) pour être candidat à l’élection d’un Conseil de l’Ordre ou d’une chambre disciplinaire. Ou encore une proposition pour exonérer de cotisations sociales sur leurs revenus d’activité les jeunes médecins qui s’installeraient en zone sous-dotée dans les trois ans après l’obtention de leur diplôme et pour une durée minimale de cinq ans.

Le 3 juin, les sénateurs avaient déjà voté la suppression du numerus clausus et adopté à une large majorité, mais contre l’avis du gouvernement, un amendement prévoyant une année de professionnalisation dans un désert médical. La dernière année des études de médecine générale et de certaines spécialités comme l’ophtalmologie se transformerait ainsi en une année de pratique « en autonomie » en cabinet ou en maison de santé dans les zones sous-dotées. « Nous nous éloignons d’un processus de formation, a regretté Agnès Buzyn, ministre de la Santé. L’autonomie se transformerait en quasi-exercice. » L’examen du texte doit se poursuivre jusqu’au 6 juin, avant un vote solennel le 11 juin.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Politique de santé

Le prix du tabac, deuxième motif d’arrêt chez les fumeurs

Le prix du tabac s’impose désormais comme le deuxième motif d’arrêt cité par les fumeurs et ex‑fumeurs récents en France,...
Politique de santé

Municipales : la santé s’impose comme l’une des priorités principales des français

À trois jours du premier tour des élections municipales, le 15 mars, la santé apparaît comme l’enjeu majeur pour les...
Politique de santé

Usages du numérique et de l’IA en santé : un partenariat HAS et Cnil

La Haute Autorité de santé (HAS) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ont signé, le 10 mars,...
Politique de santé

Le dépistage du cancer du sein a permis d’éviter plus de 23 000 décès depuis sa mise en place.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, l’Institut national du cancer (INCa) publie des...
Politique de santé

La FDI publie des infographies pour intégrer la santé orale dans les parcours de soins

La FDI publie, le 2 mars, une série de 14 infographies en français destinées à aider les professionnels de santé...
Politique de santé

Évaluer les pratiques de soins non conventionnelles

Dans un avis rendu le 16 février, l’Académie nationale de médecine appelle à « favoriser l’évaluation des pratiques de soins non conventionnelles...