L’association française de thérapie assistée par l’animal (TAA) définit cette pratique comme une intervention thérapeutique structurée intégrant un animal spécifiquement sélectionné et formé au sein d’un projet de soin individualisé, conduit par un professionnel qualifié du secteur sanitaire, médico-social ou éducatif. Ses bases scientifiques trouvent leur origine dans les années 60 grâce aux travaux du psychologue américain Boris Levinson qui a démontré que la présence d’un chien peut faciliter la communication chez des enfants présentant des troubles relationnels. Depuis, la littérature scientifique internationale a mis en évidence, parmi ses bénéfices pour les patients, une diminution des marqueurs psychologiques du stress, une amélioration de l’engagement relationnel, un soutien à la motivation aux soins et un effet facilitateur dans l’alliance thérapeutique avec différents soignants. Cependant, si une présence animale peut ouvrir des voies de facilitation vers l’application d’une thérapeutique, elle ne constitue pas une thérapeutique en soi. Ce pourquoi certains préfèrent la terminologie de médiation animale.
Le 2 avril dernier marquait la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Les auteurs français de l’étude rapportée se sont justement intéressés à la médiation canine pour aider à initier une série de soins dentaires chez de jeunes patients autistes anxieux. L’objectif précis de l’étude conduite était d’évaluer si la présence d’un chien de thérapie lors de deux séances de soins dentaires pouvait faciliter des soins ultérieurs sans la présence du chien pour les enfants autistes anxieux en difficulté de coopération. Cette étude clinique fut conduite au sein du département d’odontologie pédiatrique de Paris de mars 2023 à mars 2024 avec deux bras parallèles. Quarante-neuf enfants autistes âgés de 6 à 16 ans ayant besoin d’au moins 3 séances de soins…