Avec la prise de conscience du principe d’économie tissulaire, les progrès et l’émancipation de la dentisterie adhésive indirecte, portés par le développement de la CFAO, ont produit un basculement des indications thérapeutiques pour la restauration des dents fortement délabrées. Désormais, les restaurations partielles collées indirectes (RPCI, ie onlays) trouvent de nombreuses indications dans des situations jusqu’alors traitées par des restaurations corono-périphériques (couronnes prothétiques).
Les auteurs de l’article rapporté expliquent que le succès à long terme des RPCI dépend beaucoup de la qualité de la préparation, du protocole d’adhésion et des modalités de fabrication par CFAO. Ils évoquent ensuite les qualités de deux familles de matériaux les plus utilisées que sont les vitrocéramiques renforcées en disilicate de lithium (DSL) et les résines composites renforcées en fibres de verre (RC). Les céramiques DSL sont ainsi plus esthétiques, plus résistantes aux forces de compression et aux agressions chimiques, tandis que les RC sont plus faciles à usiner, réparables en bouche, amortissent les chocs et sont moins coûteuses. Quel que soit le matériau choisi, la préparation, et notamment sa ligne de finition, est un critère de succès important. C’est sur ce dernier aspect que s’est porté l’intérêt des chercheurs de cette étude dont l’objectif est d’évaluer l’adaptation marginale et la précision des limites des onlays DSL et RC lorsqu’ils sont fabriqués sur trois types de lignes de finition différentes (épaulement, congé, biseau), en utilisant deux usineuses de fauteuil avec un nombre d’axes différent (4 et 5 axes).
Pour cette étude in vitro, des préparations d’onlay ont été réalisées dans des molaires maxillaires pédagogiques en résine en englobant les cuspides vestibulaires avec 2 mm de réduction occlusale. Les trois types de ligne de finition ont été réalisés :…