L’augmentation des capacités de formation en odontologie va se poursuivre. Un arrêté publié au Journal officiel du 20 octobre fixe à 8 625 le nombre minimal d’étudiants à former en odontologie sur la période 2026-2030, soit 1 725 admissions par an dans les différentes unités de formation et de recherche (UFR). Par exemple, l’Université de Lorraine offrira au minimum 100 places par an soit 500 places sur la période, l’Université de Poitiers 42 places (210) ou l’Université d’Aix-Marseille 76 places (380) (voir le tableau complet).
Ces objectifs nationaux pluriannuels (ONP), qui concernent également la médecine, la pharmacie et la maïeutique, ont succédé au numerus clausus. Ils visent à déterminer les volumes de professionnels à former en fonction des besoins de santé, de l’accès aux soins et des capacités de formation des territoires.
Pour la période 2026-2030, le seuil minimal est fixé à 94 095 étudiants toutes filières confondues, dont 61 230 en médecine, 18 670 en pharmacie, 5 570 en maïeutique et donc 8 625 en odontologie.
+ 16 % d’étudiants en dentaire
L’objectif assigné à l’odontologie est en hausse par rapport à la précédente programmation. Lors du bilan des ONP 2021-2025, présenté fin 2025 par l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), la filière avait même légèrement dépassé sa trajectoire. Le nombre d’étudiants admis avait progressé de 16 % entre les périodes 2016-2020 et 2021-2025, contre 14 % attendus, portant à plus de 7 400 le nombre de futurs chirurgiens-dentistes en formation, soit environ 1 000 de plus que lors de la période précédente.
La dynamique apparaît plus contrastée dans les autres disciplines. La médecine a dépassé les objectifs fixés, avec une hausse de 27 % des admissions entre 2016-2020 et 2021-2025 contre 18 % prévus. En pharmacie, l’augmentation n’a été que de 2 % pour un objectif de 7 %, tandis que la maïeutique a enregistré un recul de 2 %.
Les pouvoirs publics soulignent que ces objectifs ont été définis afin de répondre aux besoins de santé et de réduire les inégalités d’accès aux soins.
Dans un bilan présenté le 14 octobre, les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur mettent en avant les effets des réformes engagées depuis 2017, notamment la suppression du numerus clausus et la territorialisation des formations. La création depuis 2022 de facultés et d’antennes de formation, à Amiens, Caen/Rouen, Dijon/Besançon, Grenoble, Poitiers et Tours, s’inscrit dans cette stratégie visant à rapprocher la formation des besoins locaux et à favoriser l’installation future des professionnels.
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