Pierre Dudognon nous a quittés

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°28 - 13 juillet 2022
Information dentaire

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la disparition, il y a quelques jours, d’un grand nom du monde dentaire, qui nous a quittés dans sa 80e année. Discrètement, comme il l’aura été dans son rôle de meneur d’équipes dans ses différentes entreprises. Et pourtant, il aura fortement marqué le monde dentaire, et plus particulièrement celui de la Parodontie française.

En 1976, Pierre Dudognon crée Médicadent, puis, quelques années plus tard, Pharmadent. Professionnel pétri d’éthique, d’une intégrité et d’une grande humanité, il aura su tisser des liens forts de confiance réciproque entre Médicadent et les praticiens, les laboratoires qui confiaient leurs produits et, bien sûr, les membres de son équipe de visiteurs et ses deux bras droits, Maryvonne Marchal et Geneviève Poquet. Médicadent a été un précurseur et un leader dans de nombreux domaines au fur et à mesure de ses quelque vingt-cinq ans d’existence et de l’évolution des traitements des parodontites. D’abord avec les produits Butler, entreprise américaine – aujourd’hui Gum -, il aura introduit le brossage interdentaire, ce qui permit à cette marque d’être leader sur ce créneau. Ce fut aussi les membranes non résorbables Gore avec la régénération parodontale et préimplantaire, les membranes résorbables Guidor, Geistlich avec le Bio-Oss, Emdogain pour la régénération parodontale, Laboral et l’identification bactérienne par culture anaérobie, la gamme Halita qui fut le premier traitement médical de la mauvaise haleine. Médicadent participa aussi à la promotion de Clamoxyl, Augmentin, Advil, Apranax, Dynexan. Enfin, Pierre Dudognon eut l’idée lumineuse de créer un bain de bouche à la chlorhexidine sans alcool et ce fut Paroex qui a aujourd’hui un succès mondial.

Après qu’il ait vendu Médicadent, j’ai eu l’occasion de visiter avec lui l’IDS et de lui faire découvrir Curaden qu’il introduisit en France. Je me souviens de déjeuners réguliers où nous parlions de tout, sauf de dents, de Carcassonne, d’une corrida à cheval à la Feria de Valence, d’un séjour à Barcelone avant le lancement d’Halita. Je le remercie de la confiance qu’il m’aura témoignée en me demandant de participer à la formation parodontale du réseau de visiteurs médicaux.

Mes pensées émues vont d’abord à son épouse, Mary-Ann, et à leurs 2 enfants, à ses deux bras droits, Maryvonne disparue récemment et Geneviève qui m’a parlé, avec beaucoup d’émotion, d’une « belle aventure », et à ses nombreux collaborateurs, et je pense particulièrement à Odile, Philippe et Gilles, qui sont encore dans le monde dentaire et que je croise régulièrement dans les congrès.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Vie de la profession

Ticket modérateur en dentaire : l’Union dentaire appelle les syndicats à faire front commun

Le président de l’Union Dentaire, Elie Sfeir, lance un appel à l’unité des organisations représentatives de la profession pour combattre...
Vie de la profession

Présidentielle 2027 : six URPS veulent faire entendre la voix des chirurgiens-dentistes

À moins d’un an de l’élection présidentielle, parce que « la voix des chirurgiens-dentistes doit se faire entendre encore plus fortement...
Vie de la profession

Rayonnements ionisants : la quasi-totalité du secteur dentaire sous le seuil d’enregistrement

En 2025, 5 754 travailleurs du secteur dentaire ont été suivis dans le cadre de leurs activités professionnelles les exposant...
Vie de la profession

Gueules Cassées : repenser le parcours de soins de l’urgence au rétablissement

La fondation des « Gueules Cassées » organisera les 27 et 28 octobre 2026 au Novotel Paris Centre Tour Eiffel...
Vie de la profession

L’ADF lance une application unique pour ses contenus et événements

L’Association dentaire française (ADF) lance une nouvelle application mobile destinée à regrouper l’ensemble de ses services et contenus au sein...
Vie de la profession

Le coût de la rentrée en odontologie dépasse les 4 000 euros, alerte l’UNECD

4 042,73 € : c’est le montant moyen que devront débourser cette année les étudiants non boursiers entrant en deuxième...