Une déclaration scientifique de l’American Heart Association (AHA), publiée le 16 décembre 2025 dans « Circulation », le journal de l’association, actualise sa précédente déclaration sur le lien entre la maladie parodontale et les maladies cardiovasculaires datant de 2012.
« Depuis, la littérature scientifique sur ce sujet s’est considérablement enrichie », note l’AHA, qui confirme une fois de plus l’association entre maladies parodontales, accumulation d’athérome et risque accru d’événements cardiovasculaires majeurs.
« Les études actuelles ne démontrent pas clairement de lien de causalité, et l’effet du traitement de la maladie parodontale sur les événements cardiovasculaires reste incertain, précisent toutefois les auteurs. Cependant, il existe des preuves solides que le traitement de la maladie parodontale améliore les critères d’évaluation intermédiaires, tels que la pression artérielle, le taux de cholestérol HDL et les marqueurs inflammatoires. »
Prévention dès l’enfance
Or, ces critères d’évaluation sont connus pour augmenter le risque cardiovasculaire futur et constituent donc un lien possible entre la maladie parodontale et les maladies cardiovasculaires athéroscléreuses.
Conclusion : « le traitement et le contrôle de la maladie parodontale et de l’inflammation associée peuvent contribuer à la prévention et au contrôle des maladies cardiovasculaires ».
Des données observationnelles suggèrent qu’une hygiène orale rigoureuse est associée à une diminution des marqueurs inflammatoires et du risque cardiovasculaire sur le long terme. « Ces résultats nécessitent confirmation par des essais randomisés, mais ils renforcent l’intérêt d’un suivi parodontal régulier », particulièrement chez les patients à risque (diabète, hypertension, obésité, tabagisme…), ajoute l’association américaine.
Les auteurs attirent également l’attention sur les déterminants sociaux de santé : précarité alimentaire, faible accès aux soins et sédentarité, qui favorisent la progression des parodontopathies. La déclaration insiste, enfin, sur la prévention dès l’enfance, compte tenu de la prévalence croissante de l’hypertension, du diabète et de l’obésité chez les jeunes.
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