Après une hausse franche de + 3,53 % en 2023, les revenus professionnels 2024 sont en baisse de – 2,31 %, selon les données transmises par la CARCDSF. Le montant global des revenus est en progression de 0,45 % à un peu plus de 4,8 milliards d’euros, tandis que le nombre de praticiens ayant déclaré des revenus auprès de la caisse dépasse pour la première fois les 40 000.
Selon les statistiques de la caisse de retraite, portant sur 40 213 revenus (1 105 unités supplémentaires sur un an, ODF et autres spécialités comprises), le revenu moyen 2024 avant impôts (IRPP) s’élevait à 119 452 € (bénéfice fiscal avant déduction des cotisations assurance groupe et Madelin, Dom‑Tom inclus) d’après l’évaluation de la CARCDSF au 29 décembre 2025. Le revenu médian, qui reflète plus celui des omnipraticiens, est en baisse sensible de – 3,60 % à 94 154 €.
La moitié des praticiens (50,02 %) ne dépassent pas 2 plafonds de la sécurité sociale soit 94 200 € de revenu. La moyenne parmi eux se situe à 52 513 €.
Un peu plus d’un tiers (34,37 %) déclarent entre 2 et 4 plafonds soit entre 94 201 et 188 400 € (131 533 € en moyenne), tandis que 6 277 (15,61 % de l’effectif) déclarent au moins 188 401 € (307 374 € en moyenne), dont 4,22 % culminent à plus de 329 701 €.
Sur 10 ans les revenus progressent moins que l’inflation
Les chirurgiens‑dentistes (hommes et femmes) de 35 à 54 ans (soit 42,06 % des praticiens) font mieux que la moyenne avec un revenu moyen s’établissant à 134 454 € (stable sur un an) et se partagent près de la moitié des 4,8 milliards d’euros de revenus déclarés par la profession.
Les plus jeunes installés, les moins de 35 ans (26,16 % des effectifs), disposent des revenus les plus faibles : 81 929 € (- 0,14 % sur un an). Les femmes, qui représentent près de 48,2 % de l’effectif, tirent 97 455 € de leur activité (- 2,38 %) contre 139 930 € (- 1,82 %) pour les hommes, soit…