« Sombre réforme des études de santé »

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°37 - 26 octobre 2022
Information dentaire

La réforme des études de santé est un désastre, des centaines d’étudiants fuient vers les facultés européennes. » Dans une tribune publiée dans Le Figaro Etudiants, le 11 octobre, le collectif Pass-Las, composé d’étudiants et de parents, rappelle les « terribles » conséquences de la réforme des études de santé et « exige son abrogation immédiate ». La réforme de 2020 a créé deux voies d’accès aux études de santé, le Pass, et la Las. Le Pass (Parcours Accès Santé Spécifique) comprend une majorité d’enseignements en santé similaires aux enseignements dispensés en PACES, mais contient un enseignement dans une autre discipline (une « option », lettres ou droit par exemple) pour faciliter la réorientation en cas d’échec.

La Las est, à l’inverse, composée d’une discipline majeure (licence en histoire, biologie, maths, chimie, droit…) avec, en plus, un enseignement ”mineur” en santé. « Deux ans seulement après, nous constatons des milliers d’abandons de jeunes broyés par la désorganisation généralisée dans les facultés de médecine, souligne la tribune. Le double cursus entraîne une charge incommensurable de travail. » Et si 80 % des élèves issus du Pass valident leur année, ils sont seulement 40 % en Las puisqu’ils n’étudient qu’un quart du programme étudié par les étudiants en Pass et passent pourtant le même concours…

Qui plus est, selon le collectif, le numerus clausus, devenu numerus apertus (par région), n’a pas permis d’augmenter le nombre de places en deuxième année. Enfin, la tribune charge l’oral classant pour les élèves ne faisant pas partie des « grands admis ». « Cet entretien de dix minutes où il est question de tout sauf de médecine peut ruiner un an d’efforts », taclent-ils. Ces problèmes, dénoncés depuis de longs mois, n’ont pas entamé la détermination du gouvernement. « Il n’y aura pas de réforme de la réforme », a fait savoir Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur, le 29 septembre dernier.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Politique de santé

La Cnam veut faire de la prévention la « bataille de la décennie »

Face à la progression continue des maladies chroniques et à leur poids croissant dans les dépenses de santé, la Caisse...
Politique de santé

Creuse : des pharmaciens autorisés à prescrire contre la douleur dentaire

En Creuse, un protocole permet désormais à 11 pharmacies du département de réaliser un rapide examen bucco-dentaire à l’aide de...
Actualité Politique de santé

Médecins généralistes : forte reprise des primo-installations en 2025

Le nombre de médecins généralistes s’installant pour la première fois en libéral a progressé de près de 32 % en 2025, atteignant...
Politique de santé

30 diplômés à Tours en 2027

Une « trentaine » d’étudiants seront diplômés dès l’année prochaine, a annoncé l’université de Tours le 8 juin. Puis 50 seront formés à...
Politique de santé

Coût des soins : alerte SMS à venir

À l’issue de chaque prestation de soins, les assurés recevront un SMS leur disant combien ça a coûté, a annoncé...
Politique de santé

Espace européen des données de santé : le CED pose ses lignes rouges

Le Conseil des chirurgiens-dentistes européens (CED), qui représente plus de 340 000 praticiens à travers 30 pays du continent, a...