En 2024, 15 % des adultes déclarent avoir eu recours au moins une fois à la téléconsultation au cours des douze derniers mois, selon une étude de la DREES publiée le 12 février. L’usage reste cependant très inégal selon l’âge, le niveau de diplôme, le niveau de vie et le lieu de résidence. Les moins de 45 ans y recourent quatre fois plus souvent que les 60 ans ou plus, et les diplômés du supérieur deux fois plus souvent que les titulaires d’un CAP ou d’un BEP. Les télépatients se caractérisent également par un niveau de vie plus élevé et un état de santé déclaré meilleur que la moyenne. Le territoire joue un rôle déterminant. Contre-intuitivement, 21 % des habitants des grands centres urbains ont téléconsulté en 2024, contre 12 % dans les villes petites ou moyennes et 10 % en zones rurales, qu’elles soient périurbaines ou non. Les motifs les plus fréquents sont les délais d’attente jugés trop longs pour une consultation en cabinet (43 %), le besoin d’une consultation en urgence (33 %) et le renouvellement d’ordonnance ou l’obtention d’un certificat (20 %). Malgré cet usage croissant, la téléconsultation est perçue comme déshumanisante par une large majorité de personnes : 69 % des télépatients et 85 % de ceux qui n’y ont jamais eu recours.
Téléconsultation : un usage concentré chez les jeunes et les urbains
- Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°7 - 25 février 2026
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