Analyse de l’exactitude de l’usinage des châssis métalliques en titane conçus à l’aide du logiciel Circle-CAD

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°5 - 15 décembre 2023 (page 76-90)
Information dentaire

– Quelles sont les différentes possibilités de réalisation d’un châssis métallique en PAPIM ?

– Quels sont les avantages et inconvénients des différentes techniques ?

– Un châssis de PAPIM usiné en titane est-il suffisamment précis et fidèle à la conception sur le logiciel ?

– L’état de surface terminé est-il compatible avec une utilisation en clinique ?

– La durée de réalisation est-elle conciliable avec le travail d’un laboratoire de prothèse au quotidien ?

La prothèse partielle est l’une des plus anciennes thérapeutiques prothétiques. à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, on a assisté à la genèse des grands principes d’élaboration tels que les bandeaux palatins, les crochets (Bonwill 1899 – Akers 1928), les appuis occlusaux, etc. En 1930, Roach présentait une classification des crochets. Le matériau utilisé était l’or, les plaques étant soit coulées selon la technique de la cire perdue, technique proposée par Taggart en 1907, soit estampées. Puis, vers les années 1930, les alliages cobalt-chrome ont été créés, immédiatement adoptés en raison de leurs qualités mécaniques supérieures et déjà de leur différentiel de prix avec l’or et ses alliages. Simultanément, dans les années 1930, l’alginate est apparu, remplaçant le plâtre qui demeurait le seul matériau à empreinte. Depuis, la prothèse partielle a peu évolué, en dehors d’améliorations techniques (procédés de coulées revêtement…), de certaines conceptions (Crochet RPI – Nally Martinet) ou propositions d’école.

En 1973, lors de sa thèse d’exercice, François Duret avait présenté les principes de l’empreinte optique associée à la réalisation d’un élément prothétique avec des machines à commandes numériques (fig. 1) [1]. La CFAO odontologique était née. En 1983, aux Entretiens de Garancière, il fit sa première démonstration : empreinte, usinage d’une couronne. Puis, en 1985, lors du congrès de l’ADF, il réalisa en direct l’empreinte, l’usinage et la pose d’une couronne, laissant l’assistance médusée et incrédule (voir les vidéos en flashant les QR-Code ci-contre).

François Duret avait ouvert la porte, libérant Prométhée : cette révolution technique s’est alors rapidement développée en prothèse fixée, qu’elle ait été appliquée aux dents naturelles ou aux implants, pour aboutir aux chaînes technologiques actuelles.

DONNÉES…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation de l’édenté complet par une PACSI maxillaire

Première parution de cet article dans Stratégie Prothétique n° 2 de 2021, page 136-145.   Les prothèses amovibles complètes conventionnelles...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Apprivoiser les difficultés au laboratoire

Coulée des empreintes primaires Elles doivent refléter l’intégralité du terrain ostéomuqueux du patient. Elles ont été soigneusement nettoyées et désinfectées...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Prothèse amovible complète numérique

Avec les technologies modernes digitales, on pourrait s’attendre à ce que l’élaboration des prothèses soit restreinte à de simples « clics »...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Étude observationnelle des soins de l’édentement complet en France et dans des groupes hospitaliers parisiens

L’édentement complet reste une infirmité répandue en France et dans le monde. Si une diminution de la prévalence a été...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés L’arc gothique – Le point d’appui central En 2026, qu’en est-il ?

Historique L’arc gothique a été décrit par Francis Balkwill en 1866 [1]. Les illustrations de son article objectivaient l’incidence des...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Arguments cliniques dans le choix d’un flux numérique utilisé en PFSI chez l’édenté complet

Le traitement implanto-prothétique des édentements complets mandibulaires en présence de résorptions sévères représente un défi chirurgical et prothétique majeur. Cet article...