L’extraction d’une première molaire mandibulaire peut entraîner des conséquences occlusales et fonctionnelles importantes. L’autotransplantation dentaire représente une option intéressante, en particulier chez les jeunes patients, lorsque l’implantation conventionnelle ou le bridge ne sont pas adaptés.
Nous rapporterons ici un cas clinique d’autotransplantation de la 48 en positon 46, en détaillant les critères de sélection, les étapes chirurgicales et le suivi postopératoire.
Présentation du cas
Anamnèse et motif de consultation
Un patient de 37 ans, en bonne santé générale, sans antécédents (ASA I), consulte pour une gêne sur 46.
L’examen clinique montre que la 46 est à l’état de débris radiculaire. L’examen radiographique ne met aucune lésion apicale en évidence. On note que la 48 présente une morphologie adaptée à une transplantation.
Diagnostic
- 46 : débris, extraction indiquée.
- 48 : anatomie favorable pour autotransplantation.
Plan de traitement
Justification de l’autotransplantation
Il s’agit d’une alternative physiologique permettant de préserver l’os alvéolaire et les fonctions masticatoires. Elle permet d’éviter des solutions prothétiques ou implantaires, du moins de les retarder le plus possible. Les conditions sont ici favorables : le patient est jeune, l’espace est suffisant, la 48 est vitale et asymptomatique, et ne présente aucune restauration.
Protocole chirurgical
• Étape 1 : extraction atraumatique de la 46 (fig. 1 à 4)
La première étape du traitement consiste en une avulsion atraumatique de la 46, afin de ne pas compromettre les parois osseuses. La levée d’un lambeau permet d’avoir une meilleure visibilité pour la suite. Le site est ensuite cureté et nettoyé avec une irrigation antiseptique (solution de povidone iodée).
• Étape 2 : extraction contrôlée de la 48 (fig. 5)
L’extraction de la…



