Contrôle de l’occlusion  : adoptons les bons réflexes

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°14 - 15 avril 2026 (page 20-24)
Information dentaire
Acte du quotidien, le contrôle du bon ajustement occlusal de toute nouvelle restauration devrait être une étape simple, reproductible et passionnante. Pourtant, il est davantage considéré comme « complexe, empreint d’approximations et désagréable ». Dès lors, il paraît intéressant de rechercher les raisons de ce désamour, et tenter de proposer des axes d’optimisation à tous niveaux, qu’ils concernent l’ergonomie, le matériel ou le protocole, facilitant cette étape importante et exigeante. Pour qu’occlusion rime avec passion, adoptons les bons réflexes.

Adoptons une position de travail adéquate

Si la position de travail du praticien reste avant tout personnelle et ne devrait répondre qu’à des principes d’ergonomie basiques (fig. 1), la position du patient lors du contrôle de l’occlusion soulève davantage d’interrogations, spontanées ou provoquées par le patient lui-même [1].

En dehors d’actes chirurgicaux parfois réalisés en position assise, la plupart des soins sont effectués avec le patient en position allongée. Le contrôle de l’ajustement occlusal du ou des soins réalisés pourra se faire dans cette position, en évitant simplement de placer ou maintenir la tête en hyper-flexion ou hyper-extension.

Cette position est tout à fait adaptée pour la méthodologie de contrôle la plus enseignée, qui consiste à faire réaliser des mouvements de fermeture puis des mouvements de propulsion et de diduction (mouvements dits d’analyse).

La question se pose toutefois si le praticien désire faire effectuer les mouvements physiologiques, que sont l’incision et la mastication [2]. En effet, la position allongée ne convient plus, car elle rend le mouvement de mastication complexe, faussé et très inadapté puisque la mastication est un acte effectué physiologiquement en position assise. Si le désir d’ajuster les soins de manière à ce qu’ils s’inscrivent dans l’enveloppe fonctionnelle, et donc via les mouvements physiologiques, peut sembler logique, deux biais sont présents. Tout d’abord, les cycles de mastication ne sont déclenchés qu’en présence d’un certain volume d’aliments, très éloigné de l’épaisseur des papiers marqueurs. Il en résulte alors des cycles anarchiques. Ensuite, la présence d’une pince de Miller, uni ou bilatéralement positionnée, peut fausser ce mouvement.

Une solution de compromis existe, simple et basée sur le principe de faire réaliser au patient des mouvements qu’il maîtrise (fig. 2), en y…

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