L’orthodontie linguale en France : pratiques et freins

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°16 - 29 avril 2026 (page 68-75)
Information dentaire
La demande croissante d’orthodontie esthétique, portée notamment par la patientèle adulte, a modifié les pratiques cliniques. Pourtant, l’orthodontie linguale, invisible et biomécaniquement fiable, reste marginale. Cette étude analyse sa pratique actuelle et les facteurs influençant son utilisation.

Méthodologie

Un questionnaire anonymisé a été envoyé par mail aux orthodontistes spécialistes exerçant en France.

Les répondants ont été répartis en deux groupes : praticiens pratiquant l’orthodontie linguale (OL) et praticiens ne la pratiquant pas ou plus (non-OL).

Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives et comparatives (test du Chi-2 ou de Fisher), avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05.

Résultats

Description de l’échantillon

206 praticiens (86 hommes, 120 femmes) ont été analysés (fig. 1). La tranche d’âge la plus représentée était celle des 30-45 ans (46,6 %), suivie des 46-60 ans (32,5 %). La majorité des participants exerçait en activité libérale (80,1 %) et en zone urbaine (79,6  %).

Aucune différence statistiquement significative n’a été trouvée entre les groupes OL et non-OL concernant les données socio-démographiques.

Formation initiale et continue

46,1 % des praticiens avaient bénéficié d’une formation complète – théorique et clinique – en orthodontie linguale durant leur spécialisation, tandis que 28,6 % déclaraient n’avoir reçu aucun enseignement sur cette technique.

Le cours de certification était l’approche la plus couramment utilisée pour apprendre l’orthodontie linguale (64,6 %), suivie des programmes de 3e cycle (26,2 %) puis des cours en ligne (24,8 %). Les praticiens du groupe OL avaient significativement davantage recours aux formations universitaires et en ligne (fig. 2).

Pratique actuelle de l’orthodontie linguale

Dans le groupe non-OL, l’absence actuelle de pratique était liée, dans 46,0 % des cas, à un arrêt secondaire de la technique (fig. 3a). Dans le groupe OL, l’orthodontie linguale restait minoritaire : 70,0 % des praticiens l’utilisaient chez moins de 10,0 % de leur patientèle (fig. 3b).

La crainte de débuter un…

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