La nouvelle classification des maladies parodontales et péri-implantaires

  • Par
  • Publié le . Paru dans Parodontologie Implantologie Orale, un nouveau regard n°1 - 15 juillet 2021 (page 56-57)
Information dentaire
Une nouvelle classification des maladies parodontales et péri-implantaires a été publiée en 2018 [1], remplaçant celle d’Armitage, datant de 1999 [2]. L’objectif de cette rubrique est de partager avec vous les différentes situations cliniques qui pourront être classées selon ces nouvelles modalités. Nous abordons dans ce premier numéro la santé parodontale et la gingivite.

Qu’est-ce que la santé parodontale selon Chicago 2017 ?

Cette nouvelle classification introduit pour la première fois la notion de santé parodontale et en donne une définition. Elle se caractérise par l’absence d’inflammation ou un niveau faible d’inflammation d’un parodonte intact ou réduit [3]. La distinction entre santé et maladies parodontales doit être effectuée lors de chaque visite « de routine », pour tous les patients.

Les outils à notre disposition

Seule la sonde parodontale est indispensable ! Encore mieux, une sonde parodontale à pression constante.

Notions abordées

  • Indice de saignement au sondage (BOP) [5] :

Nombre de sites avec saignement/Nombre de sites évalués × 100 = % de saignement

  • La perte d’attache clinique (CAL) :

CAL = profondeur de sondage + hauteur de récession

Utilisation de ces notions

Les signes que nous recherchons seront des signes cliniques et non radiographiques.

• Le saignement au sondage (Bleeding On Probing, BOP) est un indice gingival dichotomique. On note 0 pour l’absence de saignement au sondage, et 1 en présence de saignement au sondage. Il est exprimé en pourcentage.

On enregistre 4 sites par dent (mésio-vestibulaire, disto-vestibulaire, mésio-palatin et disto-palatin).

Lorsque le BOP est inférieur à 10 %, on observe la santé gingivale sur un parodonte intact (fig. 1) ou sur un parodonte réduit avec ou sans antécédent de maladie parodontale (fig. 2 et 3).

Un BOP supérieur à 10 %, fera l’objet de la prochaine rubrique.

• La perte d’attache clinique (Clinical Attachment Loss, CAL), qui est l’addition de la profondeur de sondage et de la hauteur de récession, est le marqueur principal de la parodontite.

Le CAL permettra de faire la distinction entre les 3 cas de santé parodontale : le parodonte sain intact, le parodonte sain réduit avec antécédent de parodontite…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Repousser les limites de la régénération : les clés de la réussite

Responsable scientifique : Matthias Rzeznik Conférenciers : Bruno de Carvalho, Kevimy Agossa Importance de l’anatomie lésionnelle et du diagnostic Le succès de...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Récessions gingivales mandibulaires : quels traitements retenir ?

Responsable scientifique : Guillaume ANDUZE ACHER Conférenciers : Julien MOURLAAS, Olivier CARCUAC, Sofia AROCA Les points essentiels dans le choix de la...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Gestion pluridisciplinaire des récessions gingivales associées à des lésions cervicales non carieuses

Les lésions cervicales non carieuses (LCNC) impliquent la perte de tissus durs au niveau de la zone cervicale des dents...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Multimorbidité et maladies parodontales : une vision en réseaux
Revue systématique de la littérature

RÉSUMÉ Objectifs Cette revue systématique a pour objectif de synthétiser les données disponibles sur les réseaux de multimorbidité associés à la...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés La déchirure cémentaire constitue-t-elle un problème minoré ?

Les déchirures cémentaires correspondent à un détachement partiel ou complet du cément. Leur prévalence est estimée entre 2 et 5...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Le lambeau tunnelisé et avancé coronairement pour le traitement des récessions unitaires sur les incisives mandibulaires : à propos de 30 cas

RÉSUMÉ La récession gingivale de l’incisive mandibulaire est un motif fréquent de consultation, et cette zone peut représenter un défi thérapeutique...