Consultation halitose au sein d’un service de parodontologie : étude clinique rétrospective sur 15 ans

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  • Publié le . Paru dans Parodontologie Implantologie Orale, un nouveau regard n°2 - 15 mai 2025 (page 40-46)
Information dentaire

RÉSUMÉ

Contexte

Les auteurs de cette étude ont cherché à établir le parcours de soins et à évaluer les données démographiques et cliniques des patients ayant sollicité entre 2004 et 2019 une consultation halitose au service de parodontologie de la Faculté de Chirurgie dentaire de Strasbourg.

Matériels et Méthodes

L’analyse rétrospective sur 15 ans a porté sur 97 patients consécutifs (49 hommes et 48 femmes ; moyenne d’âge 38,4 ans, respectivement 38,2 et 38,6 ans). La consultation incluait l’interrogatoire médical et notamment les visites préalables chez un spécialiste, le bilan clinique et le bilan parodontal. L’évaluation de l’halitose est réalisée par des mesures olfactives et par un dispositif médical mesurant les composés sulfurés volatiles (Halimeter®).

Résultats

Les patients ont parcouru en moyenne 166 km (SD 262,1) avant de rejoindre le lieu de consultation. La durée moyenne de présence de l’halitose avant consultation était de 12,3 ans (SD 9,5). La consultation d’un médecin spécialiste (ORL ou gastro-entérologue) préalablement à celle du chirurgien-dentiste intervenait dans 88 % des cas (respectivement 47 % et 38 %). Les 97 patients ont consulté avant leur consultation halitose un total de 105 spécialistes ORL et gastro-entérologues (55 et 50 respectivement).

L’examen parodontal révélait une majorité de patients présentant un parodonte sain ou stabilisé (63 %) comparé aux situations parodontales inflammatoires, parodontite de stade II grade B (5 %), et parodontites de stade III, grades B et C (22 % et 10 % respectivement). Aucune corrélation n’a été mise en évidence entre les mesures organoleptiques (SO) et l’état parodontal, à l’exception des cas de parodontite de stade III grade C et SO 5 (odd ratio 2,13 ; p<0,05).

L’origine de l’halitose pouvait être orale (67 %), les sources étant le biofilm lingual, la maladie parodontale ou l’association…

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