Responsable scientifique : Guillaume ANDUZE ACHER
Conférenciers : Julien MOURLAAS, Olivier CARCUAC, Sofia AROCA
Les points essentiels dans le choix de la technique chirurgicale – Julien Mourlaas
Le traitement des récessions mandibulaires est complexe en raison de contraintes anatomiques spécifiques – finesse tissulaire, faible profondeur vestibulaire, freins et brides fréquents – susceptibles de compromettre le recouvrement radiculaire, la stabilité des tissus et la modification durable du phénotype gingival. Une évaluation rigoureuse du risque et une planification thérapeutique adaptée sont donc indispensables.
Plusieurs arbres décisionnels ont été proposés pour guider le clinicien, notamment par Stefanini (2018), puis par Aroca et Zucchelli (2025). Dans cette continuité, l’approche proposée s’appuie sur une véritable évaluation du risque de morbidité postopératoire, fondée sur la validation d’un cahier des charges chirurgicales selon les principes du PASS d’Hom Lay Wang, afin d’identifier la stratégie chirurgicale la moins à risque et d’assurer la concordance entre pronostic et résultat (fig. 1).
Le choix thérapeutique repose sur une analyse multifactorielle intégrant l’anatomie papillaire, la morphologie des récessions, la hauteur de tissu kératinisé apical et latéral, ainsi que des facteurs anatomiques secondaires (fig. 2).
Ainsi succinctement, des papilles étroites et rétruses, organisées en deux plans, orientent vers la tunnelisation, tandis que des papilles volumineuses, en un plan, sont plus favorables aux techniques de lambeau d’avancée coronaire. Le risque d’exposition et de nécrose partielle du greffon dépend également de la hauteur et de la largeur des récessions. Enfin, la recherche de laxité tissulaire est conditionnée par la hauteur de tissu kératinisé (apical et latéral) et la présence de freins ou de brides dont…

