La réduction amélaire interproximale ou stripping

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire (page 17-20)
Information dentaire
Le stripping ou réduction amélaire interproximale est un procédé permettant de réduire la dimension mésio-distale d’une ou plusieurs dents en éliminant une partie de l’épaisseur amélaire interproximale. Il concerne les dents antérieures et/ou les dents postérieures, les dents permanentes et/ou lactéales en fonction du plan de traitement.
Il existe plusieurs méthodes pour « stripper », l’objectif principal étant de résoudre un encombrement sans recourir à des extractions dentaires.
Cet article est une mise au point sur cette procédure (fig. 1).

Question 1
Il est communément admis que stripper jusqu’à 50 % de l’émail proximal est acceptable.
a. Vrai
b. Faux

Question 2
Le stripping, même bien conduit, augmente le risque de lésion carieuse.
a. Vrai
b. Faux

Question 3
L’application de fluor après stripping est toujours nécessaire
a. Vrai
b. Faux

Question 4
Il existe plusieurs méthodes de stripping équivalentes en termes de résultats
a. Vrai
b. Faux

Réponses : 1 : a ; 2 : b ; 3 : b ; 4 : a

1/ Quelle quantité d’émail est-il possible de retirer ?
Pour Sheridan [6], de 0,3 à 0,4 mm d’émail peuvent être retirés de chaque côté de la dent ; répartis sur l’ensemble de l’arcade, des cas d’encombrement modéré peuvent ainsi être gérés sans extraction de dents permanentes (fig. 1).
En fait, il est communément admis qu’une réduction de 50 % de l’émail interproximal est la limite maximale qui permet d’éviter le risque carieux et/ou parodontal [3].
Il est utile de corréler la quantité d’émail à stripper à la forme de la dent, aux restaurations présentes et aux couronnes prothétiques. Le gain d’espace est conséquent dans les morphologies dentaires du type triangulaire (fig. 2).




2/ Les indications de la réduction amélaire interproximale

Elles sont au nombre de quatre :
– un encombrement dentaire modéré (fig. 1)
– une disharmonie dento-dentaire (démontrée par le calcul de l’indice de Bolton)
– dans le cadre d’une correction de morphologies atypiques
– pour la gestion de l’embrasure gingivale et la préservation de la papille (réduction des « triangles noirs » (fig. 3) [5]


Les conséquences du stripping de l’émail sont la création de rayures et de rainures plus ou moins profondes (de 15 µm à 30 µm) ; elles seraient susceptibles d’augmenter l’adhésion des bactéries et ainsi favoriser les atteintes carieuses. Or…

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